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- Sauvés par la Poésie 2020 - LES POÈMES LAURÉATS 🏆 - SAUVÉS PAR LE KONG
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– Sauvés par la Poésie 2020 – LES POÈM...

– Sauvés par la Poésie 2020 – LES POÈMES LAURÉATS 🏆

5ème édition de Sauvés par la Poésie sous la houlette de l’écrivain, poète et trompettiste jazz ‪Boris Vian. 🎺🖌 🎺🖌 🎺🖌 🎺🖌

Le thème était celui du Le Printemps des Poètes (‪7-23 mars) : Le Courage 

Concours d’invention poétique organisé par le magazine Sauvés par le Kong. “Il s’adresse à tous les amoureux de la langue, où qu’ils soient dans le monde, aux férus du genre à la plume aiguisée comme aux jeunes poètes à la métaphore instinctive. L’objectif est de promouvoir la langue française à Hong-Kong, faire phosphorer les imaginations les plus folles et célébrer la trouvaille poétique, la rime et la musique ! Apres Rimbaud, Prévert, Apollinaire, Jacques Brel l’an passé on avait décidé de mettre à l’honneur un ecrivain de génie, un trompinettiste poétique et jazzy en diable : Boris Vian. Quant au thème du courage, avec l’épreuve que le monde traverse aujourd’hui, il etait tout tout trouvé, tout idoine, on en a bien besoin. Merci à toutes les belles plumes qui ont participé cette année et rendez-vous l’an prochain” explique Matthieu Motte qui organise le concours depuis 2016.

Sauvés par la Poésie 2020_Boris Vian - Copie

Partenaires :

Parentheses Librairie Française / Consulat Général de France à Hong Kong et Macao / UFE Hong Kong & Macao – Union des Français de l’étranger / La French Radio Hong- Kong et Macao /Trait-d’Union / Le Petit Journal Hong-Kong

YellowKorner / Pont des Arts

 

Le JURY est composé de Madeline Progin, directrice de la librairie Parentheses qui le préside, de Alma Brami, écrivaine, de Jean-Sebastien Attié le directeur de l’Alliance Francaise de Hong-Kong, de Diane Trevoux, attachee culturelle au Consulat Général de France, de Xavier Mahé, directeur artistique du French May, de l’écrivain Gérard Henry, de Catya Martin, rédactrice en chef du magazine Trait d’Union, de Chrystel Dupuch, professeur de Francais au Lycée Francais International et de quelques autres membres férus de poésie anciens lauréats du concours.

Il s’est rassemblé virtuellement cette année et l’unanimité s’est dessinée dès le premier tour :

 

Excellence : poème « Le Courage« de Laëtitia Riss

17 votes au total toutes catégories confondues dont 8 dans l’excellence.

Le Courage

Laëtitia Riss

 

J’ai reçu la poésie comme une blessure

que le soleil ne peut guérir

plaie ouverte sur l’avenir

comme une griffure sur l’azur

 

à mesure qu’elle perdure

coeur brûlant, coeur d’armure

et toujours un murmure

dans le bruit des courants

une voix chante l’homme vivant

passe aux allures des vents

lacère l’air de ses ailes de sang

 

l’urgence a cessé d’attendre

ses signes noirs aux passants

elle cherche la poudrière l’encre

pour la dire : elle brûle la main

elle s’excuse mais déjà demain

recommence il mise sur l’usure

lâches sont les armes du temps

 

courage cours encore à l’orage

et ta douleur au creux des nuages

sera ta douceur, règne du saccage

souveraine des furieux outrages

un sourire d’abîme contre la peine

et les grandes marées humaines

où des larmes naissent les sirènes

 

j’ai reçu la poésie comme une blessure

que le soleil ne peut parfaire

empreinte boréale de l’éclair

comme la lumière des nuits polaires

Laetitia.png

PRÉSENTATION LAETITIA RISS 

L’histoire raconte que le prénom « Laëtitia » viendrait de la chanson de Serge Gainsbourg « Elaeudanla téitéia ». Naturellement alors, la musique et l’attention au secret des mots n’ont jamais été très loin. C’est en découvrant Nadja de Breton, un peu avant mes vingt ans, que la poésie est devenue une évidence. Celle qui est « dans la vie » et peut la changer. Le surréalisme, bien plus qu’une avant-garde littéraire – comme on l’enseigne parfois ! – est un pari fou : celui d’une existence nourrie à la magie, au désir, à la révolte. L’année dernière, c’est également au cours d’un travail de recherche universitaire, que j’ai enquêté sur « le surréalisme contemporain ». J’ai rencontré ceux qui font vivre l’esprit du mouvement aujourd’hui ; il se pourrait même que je me sois livrée à quelques textes collectifs…

Quant au poème proposé à l’occasion de cette 22ème édition du Printemps des Poètes, il a été écrit dans une bibliothèque parisienne. Sans que je ne sache trop comment, une phrase, « courage, cours encore à l’orage », m’est arrivée ; et j’ai voulu lui donner la chance de se raconter. Je suis d’autant plus honorée qu’elle ait conquis le jury. Il est une poésie qui blesse, autant qu’elle sauve, comme les tigres fauves des lueurs de l’aube.

Merci beaucoup pour votre mail encourageant !

 

Originalité : poème « Sonnée » de Lilly Cursoux

11 votes au total toutes catégories confondues dont dont 6 dans l’excellence et 5 originalité.

Sonnée

 

Qu’est-ce donc le courage

Si ce n’est d’être libre

D’approcher le mirage

En rupture d’équilibre

 

Ne trouver que panache

Dans la fuite du temps

Où le coeur sans relâche

Se moque du présent

 

Qu’est-ce donc le courage

Si ce n’est s’enhardir

Pour sortir du cadrage

Et enfin s’étourdir

 

Tout comme ce baiser

Que je t’avais volé…

lilly Cursoux.jpg

 

PRESENTATION LILLY BAYLE-CURSOUX

Ni Hao !

Quelle belle surprise de remporter le Prix de l’originalité !

Merci au jury pour leur choix, j’en suis toute sonnée !!!

Bravo à tous les participants et aux autres lauréats qui ont montré beaucoup de Courage dans le cadre de ce Printemps des Poètes (confinés) hors les frontières…

Je me présente donc, je suis Lilly Bayle-Cursoux, hôtesse de l’air Franco-britannique de 48 ans. Je travaille pour la compagnie British Airways et je viens très souvent en escale à Hong Kong depuis plus de 20 ans, je connais bien la ville mais j’aime qu’elle me surprenne encore !

Je suis également auteure de nouvelles, de courts textes pour les bornes des gares et aéroports en France. J’ai publié mon premier recueil de poésie en 2018, « Poésie à Ciel Ouvert » qui est même étudié à l’Alliance Française de Yokohama !

Exploratrice contemplative, amoureuse des mots, j’aime les emmener avec moi en voyage pour qu’ils s’évadent, qu’ils prennent d’autres sens… La poésie m’a sauvée la vie dans une période difficile,  j’en prends donc soin et essaye de lui rendre la pareille !

En espérant rencontrer toute l’équipe de Sauvés par le Kong lors d’une prochaine escale, je vous remercie chaleureusement pour votre bienveillance et votre contribution au rayonnement de la langue Française à l’étranger.

 

Musicalité : poème 

« La solitude » de Mak Sui Hin (Hong-Kongais)

Avec 4 votes dans cette catégorie.

la

solitude

les

nymphéas vivent dans la solitude.

seuls dans la foule.

une pluie.

un homme.

un petit jardin.

chargé de nuages. les cataractes.

s’isoler.

à contrecœur

d’une manière ou d’une autre

ferme les fenêtres

les portes

ton manteau

mak sui hin.jpg

 

PRESENTATION 

Mak Sui Hin / 麥瑞顯 est un artiste hongkongais, diplômé en architecture du paysage de l’Université de Hong Kong.

Sa production créative de ces dernières années tisse des visuels et de l’art sonore. Il écrit parfois des poèmes chinois et anglais. En 2019, son court métrage expérimental «tofu» a été projeté au British Museum.

Facebook: http://www.facebook.com/suihinmak

Instagram: http://www.instagram.com/maksuihin

je suis heureux que mon poème soit choisi. sous ces pluies, dans ces nuages, on ne doit pas oublier les nymphéas qui ont péri dans le passé, pour le présent et l’avenir de notre ville. en ces temps de changement, il est important de rappeler à chacun de rester fort, d’avoir de l’espoir et du courage. ensemble, on peut faire une différence.

 

Prix des Jeunes : 

« Cavité indestructible » de Sarah Ben Tkhayet En seconde B au Lycée Francais International (Elle avait déjà remporté le prix l’an passé)

 

Cavité indestructible

 

Le coeur muni d’un bouclier

Tout signe de peur opacifié

Une chaleur saillante arborée

L’esprit de la peur opprimé

Un effort exorbitant

De munir pour soi un espoir amortissant

Exhibition au public

D’un savoir et pouvoir unique

Ni talon d’Achille, ni laideur d’Héphaïstos

Corps d’irridium, infrangible d’os

Empreintes symétriques

Éclat ibérique

Rage de cerbère

Éclat de tonnerre

Mortels indignes qui le couvrent de baisers

Souhaitant le soir d’hériter de sa suzeraineté

Cyclopes, Méduse ou encore Chimère

Sa bravoure s’étendait plus profonde que la mer

Son corps sculpté octroyé d’une armure

Forgée par l’aînée d’Héra pour ombrager toute blessure

Nul ne peut égaler l’honneur et le savoir d’un tel preux antique

Au delà, d’Hercules ou d’Ajax, seul lui demeurait l’être authentique

Sa lame infaillible, un nouvel organe

Sans elle, son esprit amputé, anormal

Cependant dans l’obscurité de son âme

Une bille corrompue et infâme

Un effort sans bornes exercé

Dans le but d’enfouir cette caractéristique complexée

Un produit de Deimos, élément indésirable

Ne devrait pas être présent chez un homme si honorable

Un signe d’humanité, de faiblesse

Une figure de doute, traîtresse

Néanmoins essentielle

Qui offre un aspect correctionnel

Cet molécule maudite ?

La peur.

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PRESENTATION SARAH 

Ce que la poésie représente pour moi et ma joie d’avoir remporter un prix: 

Je suis Sarah Ben Tkhayet, franco-tunisienne de 15 ans, mon amour pour la poésie a débuté tout d’abord par un amour pour les romans, tous les auteurs, tous les genres. Mais dès ma découverte de la poésie, c’est cet art qui me passionne et qui monopolise mon temps libre. La joie de trouver une rime, le sourire qui se dessine suite à l’apparition d’une idée valable, les mains qui se crispent avant l’écriture du vers final. La poésie est un chemin, plein d’obstacles, mais les petites joies que l’on trouve à chaque arrondissement en valent la peine. Il n’a rien de mieux que de se sentir validée, d’entendre que les autres comprennent et apprécient un pigment de mon imagination, le prix Sauvés Par la Poésie ne fait que m’encourager et je tiens à remercier tous ceux en lien avec cette compétition qui me poussent toujours à m’exprimer. 

Gary Lai est un écrivain anglophone de Hong Kong. Il est très heureux d’avoir gagné un prix dans le concours. Écrire et «créer, c’est vivre deux fois.» Albert Camus.

Prix de Alliance Française de Hong Kong : poème n•5

« Descartes » de Gary Lai

Avec 4 votes dans l’excellence.

 

Descartes

par Gary Lai

Quand j’avais besoin de savon,

elle m’a tendu un morceau de cire.

Je suis descendu et,

assis auprès du feu, furieux,

se demandant si elle était sérieuse.

Combien de fois ai-je rêvé,

s’endormissant à son côté sur le sofa,

d’Ibiza; le sable entre les doigts

le chaleur sur mon dos,

l’odorat, ou la vue, ou l’attouchement,

étaient aussi réelles que ce morceau de cire.

Lao-Tseu a posé cette question: est-il

un homme rêvant qu’il se transforme en papillon,

ou est-ce le papillon qui rêve?

Comment peut-on connaître la vérité?

Ma réalité peut être la création

d’un mauvais génie,

le marionnettiste de mon monde.

Viens-tu souper?

sa voix résonna dans le couloir.

L’ignorant, j’ai conçu

un Dieu tout-puissant et bienveillant.

S’il y a une vérité absolue, c’est que

je suis un chose qui pense. Je suis

un prisonnier de cet univers,

mais j’ai un esprit indépendant qui

me permet d’explorer courageusement

les profondeurs de la fosse des Mariannes

et les hauteurs de l’Olympus Mons –

les collisions subatomiques

et les caprices des femmes.

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Gary Lai est un écrivain anglophone et francophone de Hong Kong. Il est très heureux d’avoir gagné un prix dans le concours. Écrire et «créer, c’est vivre deux fois.» Albert Camus.

 

Les poèmes seront publiés aussi sur le compte et la page Facebook de Sauvés par le Kong !

https://www.facebook.com/sauvesparlekong/


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