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le Roulé-Bidon - SAUVÉS PAR LE KONG

le Roulé-Bidon

Étude sociologique de la Chine qui nous échappe
Incompréhensible tendance streetwear que le roulé-bidon (ou roulé-bidou, ça dépend des provinces) : le T-shirt enroulé jusqu’au sommet de la bedaine.

On ne va pas se mentir ce n’est pas donné à tout le monde de le porter haut, de le porter bien.

Si ce n’était de gré que ces messieurs l’arboraient si nonchalamment, on pourrait même comparer cette mort de la mode à la trop célèbre raie du plombier. Instinctive, racée et sans compromis, celle-là même qui s’offre à nos yeux pourtant si réfractaires à tant de franchise.

Ce moment où le dégât des eaux se transforme en dégât des yeux et vous pète à la rétine.

Cette instant d’infamie où l’on comprend que le jean taille basse est interdit à tout un corps de métier…

Le degré de comparaison n’appartient qu’à vous chers lecteurs. Oui je donne du vous pour soulever les consciences devant une vérité qui même innommable s’accompagne de tant de questions rhétoriques : pourquoi tant de haine? Qu’est-ce qui s’est passé ce matin pour en arriver là ? L’hyper-sudation peux elle apporter des éléments de réponse ? Les T-shirts se cachent-ils pour mourir ? Est-ce que tu connais le marcel?

Pour comprendre et dans une démarche sociologique bien attentionnée, petit gweilo* que je suis, j’ai décidé de tenter l’expérience. Oui j’ai de mes deux mains compulsivement retrousser mon T-shirt jusqu’au plexus et suis descendu un matin de septembre toute honte bue jusqu’à l’IFC.

Pas serein du matin, respirant à fond quand même, j’avançais donc avec ce petit regard en biais comme celui qui squatte les 4×3 Calvin Klein et consorts depuis qu’un photographe a dû dire : “je veux pas que tu me regardes mais je sais que tu me regardes, et si tu me regardes je veux pas le savoir, tu piges? Nan? Bah fais quand même ce que je te dis et la bouche entrouverte sans avoir l’air con si tu peux.”

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La mode, la vraie quoi.

J’avais l’air con mais je n’y pouvais rien, mon étude sociologique devait aller jusqu’au bout. Au bout de cette conclusion lapidaire que western ghosts comme pékins moyens du crû se doivent de partager à l’unisson, quand vous portez un demi T-shirt remonté au-dessus du bas du ventre, c’est que vous avez perdu un pari.

Sven Larsonn

Twitter @SvenLarsonn

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*Gweilo (ou Gwaï-lo) est un terme chinois cantonais correspondant aux deux caractères 鬼佬 pour désigner un étranger de race blanche, en particulier ceux de Hong Kong (grande communauté d’expatriés occidentaux).
Le premier des deux caractères chinois composant le terme (鬼) signifie fantôme d’après la couleur de la peau et le second (佬), qui signifie homme, individu, sert en pratique à désigner des types d’individus méprisables (pour former des nuances comme plouc à partir de campagnard, ou larbin à partir de domestique). Le côté négatif peut être accentué par la formule 死鬼佬, sei gweilo, dont les sinogrammes signifient littéralement homme fantôme mort : 死 porte le sens de personne néfaste, comme dans l’expression 死差佬 pour désigner un policier ripou. Gweilo était à l’origine un terme injurieux contre les Occidentaux, mais avec le temps, a perdu sa portée raciste. Il désigne génériquement toute personne européenne. L’expression plus formelle pour signifier un étranger à Hong Kong est 西人, sai yan, qui veut simplement dire Occidental (littéralement : personne d’Occident).
Dans le jargon du cinéma (notamment le cinéma de série B), le gweilo est un personnage occidental, antipathique, symbolisant souvent l’affairisme et la corruption des Européens du Hong-Kong du XXe siècle.
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