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	<title>EDITOS SVEN Archives - SAUVÉS PAR LE KONG</title>
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		<title>&#8220;Hong-Kong,   L’année du Pangolin de métal&#8221;</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/1555-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 01:55:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDITOS SVEN]]></category>
		<category><![CDATA[#sauvesparlapoesie #sauvesparlekong #sauvespourlebac #hkbac #hongkongbaccalaureat #hongkongfrench #hongkongfrancais #hktutor #hktutoring #alliancefrancaise]]></category>
		<category><![CDATA[covid19]]></category>
		<category><![CDATA[hong kong]]></category>
		<category><![CDATA[leroideskongs kong sauvesparlekong hongkong]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#8220;Hong-Kong,  L’année du Pangolin de métal&#8221; &#160; Massive pic : Alex Reyval / Instagram : @alexreyval Texte : Sven Larsonn / Sauvés par le Kong (article paru dans le magazine de la communauté francaise de Hong-Kong Trait d&#8217;Union / septembre 2020 &#160; Ça faisait un lustre que les mots-clés « Chine », « food market » et « chauve souris » dans [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div dir="ltr">
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>&#8220;Hong-Kong, </strong></p>
</blockquote>
</div>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>L’année du Pangolin de métal&#8221;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Massive pic : Alex Reyval / Instagram : @alexreyval</em></p>
<p><em>Texte : Sven Larsonn / Sauvés par le Kong (article paru dans le magazine de la communauté francaise de Hong-Kong Trait d&#8217;Union / septembre 202</em>0</p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<div dir="ltr" style="text-align: center;">
<p><em><strong>Ça faisait un lustre que les mots-clés « Chine », « food market » et « chauve souris » dans la même phrase n’avaient pas provoqué un petit frémissement sur l’épiderme. En janvier 2020, derechef, ils affolèrent les algorithmes et le monde allait se faire submerger par une vague d’infos pandémique puis par une pandémie d’infos vagues&#8230; Les journaux assourdissants autour de nous hurlèrent&#8230; En moins de 48 heures, alors que l’affaire Griveaux battait tambour en France, la pièce montée de l’ex-candidat à la mairie de Paris parut tout à coup moins épaisse d’un point de vue médiatique. La queue du Pangolin &#8211; révérence parler &#8211; lui fit tant d’ombre que tous ne causèrent plus que de ça; comme les Athéniens en leur temps de celle du chien d’Alcibiade. </strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div dir="ltr" style="text-align: center;">
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-1558" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image1-2-713x1024.jpeg" alt="image1 (2)" width="650" height="934" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image1-2-713x1024.jpeg 713w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image1-2-209x300.jpeg 209w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image1-2-768x1104.jpeg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image1-2-1170x1681.jpeg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image1-2-740x1063.jpeg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image1-2.jpeg 1403w" sizes="(max-width: 650px) 100vw, 650px" /></p>
<p><strong><em>Sven Larsonn / Instagram @sauvesparlekong</em></strong></p>
<p>On savait que cette nouvelle année du rat de métal ne brillerait pas par ses accalmies dans l’ancienne colonie britannique. Six mois plus tard si on regarde dans le rétro, on peut alléguer que ce qui ne nous a pas fait tousser, enfiévrer, suffoquer, faire la bise enfin, nous a rendus plus forts. Ténacité, résilience, sang-froid, capacité d’adaptation et d’anticipation, franche camaraderie et surtout le sacro-saint second degré sans lequel la vie est difficilement acceptable. Autant de ressources et de valeurs qu’il nous fallût apprendre de Hong-Kong et que j’éprouvais déjà plus jeune. Récit et tribulations confinées d’un gweilo en Chine. Enfin à Hong-Kong. Enfin on sait plus trop&#8230;</p>
<p>« Bonne année! Et surtout la santé. » Oui-da, on sait grand-ma, la santé c’est ce qu’il y a de plus important. Et tonton René de renchérir comme chaque année : « le reste, on s’en fout ». Un vrai visionnaire René. Quelques semaines plus tôt, je me souviens que la petite Juliette avait commandé au Père Noël des lingots d’or, un IPad et deux licornes. A aucun moment elle n’avait fait mention d’un fichu pangolin ou d’une chauve-souris viciée. Pourtant ça tombait dans la cheminée de l’actualité <a dir="ltr">le 23 janvier</a> à Hong-Kong au Princess Margaret hospital. Dans l’empire du milieu, Wuhan devint l’épicentre mondial de la pandémie. A l’heure où j’écris ces lignes on décompte &#8211; Horresco referens &#8211; plus de 700 000 morts. En janvier puis en février, il fallut toute sa raison garder. Son sang-froid aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div dir="ltr" style="text-align: center;">
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-1557" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image0-658x1024.jpeg" alt="image0" width="495" height="770" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image0-658x1024.jpeg 658w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image0-193x300.jpeg 193w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image0-768x1196.jpeg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image0-1170x1821.jpeg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image0-740x1152.jpeg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image0.jpeg 1739w" sizes="(max-width: 495px) 100vw, 495px" /></p>
<p><strong><em>Sven Larsonn / Instagram @sauvesparlekong</em></strong></p>
<p>Il y a 8 mois pourtant, il faut bien l’avouer, même depuis le port aux parfums, Wuhan nous paraissait bien loin et la « grippette » n’était qu’un ersatz bénin du H1N1. Retour en arrière, le dragonnant Chinese New Year commence pourtant tout sourire <a dir="ltr">le 25 janvier</a>. Même l’article de « Chine Information » dédié au signe astrologique pose formel: Le rat est « charmant, sociable, débrouillard, esprit vif, ambitieux, rusé ». Ça se goupille donc pas mal mais ça se complique quelques lignes plus bas; on sent l’esbroufe sur la catégorie « emploi idéal » : « conseiller financier, courtier, prêteur sur gages, avocat, pathologiste », purée c’est pas bon ça&#8230; Enfin la circonspection fait place au malaise arrivé a la case des « rats célèbres » : « Benny Hill, Bernard Henri-Levy, Black M ». Bon là c’est foutu.</p>
<p>C’est là que j’ai senti que les dieux chafouins allaient se montrer capricieux, c’est à ce moment là que j’ai saisi que certaines planètes rouges n’étaient pas alignées et qu’il y avait quelque chose de pourri au royaume de l’astrologie chinoise. « Les dieux du jouir savent seuls combien le réveil est annonciateur du jour » écrivait le poète Victor Segalen, aussi visionnaire que tonton René, mais c’était une chape de plomb en guise de stèle qu’on allait ramasser.</p>
</div>
<div dir="ltr" style="text-align: center;">
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-1560" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image3-1024x768.jpeg" alt="image3" width="822" height="616" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image3-1024x768.jpeg 1024w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image3-300x225.jpeg 300w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image3-768x576.jpeg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image3-1170x877.jpeg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image3-740x555.jpeg 740w" sizes="(max-width: 822px) 100vw, 822px" /></p>
<p><strong><em>Sven Larsonn / Instagram @sauvesparlekong</em></strong></p>
<p>Insidieusement, écailleuse et rampante venait de pointer le bout de son museau musqué l’année du pangolin de métal. Gestes barrières, distanciation, gel hydro-alcoolique émailleraient désormais la discussion quotidienne&#8230; Tout comme les informations contradictoires d’ailleurs&#8230; Masque oblige, tohu-bohu aussi. Plus de masque oblige pour en laisser aux soignants, ramdam encore, finalement masque oblige mais pas de confinement coercitif, tintamarre bis repetita, attention nouvelles règles de distanciation, cacophonie toujours&#8230; En Mai, le cœur vaillant bat en nous dans l’action &#8211; on se découvre les coups de fil en visio-mosaïque. Joie. On tente une polyphonie a capella sur Heal the World. Tentative rapidement avortée et il n’en reste aucune trace, on a vérifié. Rires nerveux puis déconnexion, l’amitié 2.0 a ses limites. Michel a voulu trinquer sur l’écran, son clavier puis l’ordi ne lui ont pas pardonné le sauvignon écoulé, déconnexion abrupte pour Michel. Il nous fallait sortir de cette crise au plus vite et pas que pour Michel.</p>
</div>
<div dir="ltr">
<p style="text-align: center;"><a dir="ltr"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-1559" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image2-1-768x1024.jpeg" alt="image2 (1)" width="517" height="689" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image2-1-768x1024.jpeg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image2-1-225x300.jpeg 225w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image2-1-1170x1560.jpeg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image2-1-740x987.jpeg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image2-1.jpeg 1815w" sizes="(max-width: 517px) 100vw, 517px" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Sven Larsonn / Instagram @sauvesparlekong</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><a dir="ltr">Le 5 février</a>, le personnel soignant se mettait ainsi en grève réclamant la fermeture des frontières, présageant l’ampleur du cauchemar et se souvenant surtout qu’il avait suffit d’un Mexicain de 25 ans en transit par Shanghai pour provoquer plus de 30 000 infections de SRAS en 2009 et marquer durablement les consciences (Sur 800 morts dans le monde, Hong-Kong en comptabilisait alors 299, principalement dans le personnel soignant). Les infirmières et le bon sens furent entendus, fort heureusement. On n’ose imaginer les conséquences d’un afflux de cacochymes quinteux en provenance de la mère patrie dans les hôpitaux du coin. Carnage à tous les étages.</p>
<p style="text-align: center;">Comme d’habitude, comme quelques heures après le typhon force 10 Mangkhut l’an passé, Hong-Kong a géré, Hong-Kong a stabilisé, repris le contrôle et sans crier victoire. Avec efficacité, transparence et dignité. 4 morts recensés (75 depuis août&#8230;) et des services de réanimation jamais pris au dépourvu. Heureusement à l’ouest il y a eu du nouveau, on était sauvés puisque la panacée miracle fut découverte alors. Grosse marrade oblige, Didier Raoult aussi. Tant du côté taf que du côté humain les mois qui suivirent jusqu’à aujourd’hui furent les mois de la ténacité, d’un certain fatalisme qui se soigne, de l’abnégation, de la capacité d’adaptation et de la résilience face au décompte des morts quotidiens. Hong-Kong est Nass en ce sens. Celine parlait de New-York comme une ville « debout » dans le Voyage au bout de la Nuit, Hong-Kong est une ville qui se relève. Toujours. Vous verrez.</p>
<p style="text-align: center;">
</div>
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<p><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-1556 aligncenter" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image-767x1024.jpg" alt="image" width="607" height="810" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image-767x1024.jpg 767w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image-225x300.jpg 225w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image-768x1025.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image-1170x1561.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image-740x987.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2020/09/image.jpg 1496w" sizes="(max-width: 607px) 100vw, 607px" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Massive pic : Alex Reyval / Instagram : @alexreyval</em></strong></p>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>« Françoise par SAGAN»</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/francoise-par-sagan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 May 2019 01:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDITOS SVEN]]></category>
		<category><![CDATA[#sauvesparlapoesie #sauvesparlekong #sauvespourlebac #hkbac #hongkongbaccalaureat #hongkongfrench #hongkongfrancais #hktutor #hktutoring #alliancefrancaise]]></category>
		<category><![CDATA[frenchhongkong]]></category>
		<category><![CDATA[konggeek sauvesparlekong]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>« je crois toujours que les choses vont s’arranger. À chaque fois que je vois un film sur Jeanne d’Arc je me dis qu’elle va s’en tirer. » Merveilleux, non? Et toutes les interviews sont de la même veine: de la profondeur, de la drôlerie, de l’élégance, de l’intelligence. Caroline Loeb, 27 mai 2019 Entretien avec Caroline [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">« je crois toujours que les choses vont s’arranger. À chaque fois que je vois un film sur Jeanne d’Arc je me dis qu’elle va s’en tirer. » Merveilleux, non? Et toutes les interviews sont de la même veine: de la profondeur, de la drôlerie, de l’élégance, de l’intelligence. Caroline Loeb, 27 mai 2019</span></strong></em></p>
<p><span data-tt="{}">Entretien avec Caroline Loeb qui jouera seule en scène <strong>mercredi 5 juin</strong></span> <span data-tt="{}"><strong>« Françoise par SAGAN»</strong> à Hong-Kong.</span></p>
<p><a href="https://www.ticketflap.com/francoiseparsaganhk?fbclid=IwAR1Lwgmd86jb39uuGBEr296WOgQfr3rHBpQjgm9Eex05odfJfU61G-gngnQ">TICKETS en vente </a>ici</p>
<div class="_6a _6b"> <a id="u_fetchstream_3_h" class="_5xhk" href="https://www.facebook.com/youthsquare/?eid=ARB72im_gIQU_oBGu7KgLfJCiPtFbRAYRbijJMypbg0TFaBmg0xX8hW3BAIL0yoNww8oSwk_jRtyFHFq" data-hovercard="/ajax/hovercard/page.php?id=101421094334&amp;extragetparams=%7B%22eid%22%3A%22ARB72im_gIQU_oBGu7KgLfJCiPtFbRAYRbijJMypbg0TFaBmg0xX8hW3BAIL0yoNww8oSwk_jRtyFHFq%22%7D" data-hovercard-prefer-more-content-show="1">Youth Square 青年廣場</a></div>
<div class="_6a _6b">
<div class="_xkh">
<div class="_5xhp fsm fwn fcg">238 Chai Wan Road, 852 Shau Kei Wan, Hong Kong</div>
</div>
</div>
<p><span data-tt="{}"><br />
Il est 9 heures à Paris, 15 à Hong-Kong et celle qui s’avouait volontiers « paresseuse » dans les années 80 avec son tube interstellaire « c’est la Ouate » (ça y est vous l’avez en tête) a toujours la même voix suave à l’autre bout du </span><span data-tt="{}">fil et du monde. </span><span data-tt="{}">Elle nous </span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4}}">raconte </span><span data-tt="{}">la </span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4}}">genèse</span> <span data-tt="{}">d</span><span data-tt="{}">e ce </span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4}}">spectacle à </span><span data-tt="{}">ne pas </span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4}}">rater</span><span data-tt="{}">.</span></p>
<p><strong><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-1191 aligncenter" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/f16ae173-3b72-44fd-bce8-4ffa3257b9a9.jpg" alt="f16ae173-3b72-44fd-bce8-4ffa3257b9a9" width="745" height="465" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/f16ae173-3b72-44fd-bce8-4ffa3257b9a9.jpg 745w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/f16ae173-3b72-44fd-bce8-4ffa3257b9a9-300x187.jpg 300w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/f16ae173-3b72-44fd-bce8-4ffa3257b9a9-740x462.jpg 740w" sizes="(max-width: 745px) 100vw, 745px" />Verbatim </strong></p>
<ul>
<li><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Bonjour Caroline, question bateau mais passage obligé: c’est la première fois que vous venez en Asie? </span></li>
</ul>
<p><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Je suis déjà allée au Japon il y a une dizaine d’années pour présenter un spectacle À Tokyo et j’en avais profité pour aller à Kyoto mais je suis super excitée à l’idée de découvrir Singapour et Hong Kong. </span></strong></p>
<ul>
<li><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Ce spectacle autour des interviews de Françoise Sagan est rodé depuis quelques temps déjà n’est-ce pas? </span></li>
</ul>
<p><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Oui depuis trois ans je l’ai déjà joué plus de 300 fois, À Paris bien sûr mais aussi en tournée en France, à Londres. C’est un spectacle qui voyage bien.</span></strong></p>
<ul>
<li><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Vous préférez </span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">chanter ou monter sur les planches? </span></li>
</ul>
<p><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Je n’ai même pas eu à choisir car cela fait 25 ans que je fais de la mise en scène, notamment des spectacles musicaux comme </span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1},&quot;fontHints&quot;:2}">Shirley</span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}"> qui a eu un Molière en 2000. En fait j’ai commencé par faire du théâtre et puis après il y a eu ce tube « c’est la Ouate » qui m’a mise en lumière mais depuis plus de 15 ans je suis de retour à la scène avec des spectacles comme </span><em><span data-tt="{&quot;link&quot;:&quot;https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Les_Monologues_du_vagin&quot;,&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1},&quot;fontHints&quot;:2}">Les Monologues du vagin</span></em><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}"> ou encore </span><em><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1},&quot;fontHints&quot;:2}">George </span></em><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}"><em>Sand, ma vie, son œuvre</em>. Et puis on m’a offert le livre des interviews de Sagan qui m’a complètement bouleversé. J’ai eu l&#8217;idée et l’envie d’en faire un monologue. </span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Le théâtre et la mise en scène sont donc mes premières amours, ajoutées à la passion de la littérature&#8230; La création de ce spectacle allait de soi.</span></strong></p>
<ul>
<li><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Et cette passion pour la littérature, pour les mots vous viennent d’où? </span></li>
</ul>
<p><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">J’ai commencé à chanter parce que j’écrivais justement des textes. C’est par l’écriture que tout est arrivé</span><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">.</span></strong></p>
<ul>
<li><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Vous aviez écrit c’est la Ouate ? </span></li>
</ul>
<p><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Coécrit !</span></strong></p>
<ul>
<li><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Comment s’est déroulée la découverte avec les interviews de Françoise Sagan? </span></li>
</ul>
<p><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Par Alex Lutz qui m’avait déjà mise en scène dans le spectacle George Sand, et il m’a lu une phrase qui m’a fait beaucoup rire : « je crois toujours que les choses vont s’arranger. À chaque fois que je vois un film sur Jeanne d’Arc je me dis qu’elle va s’en tirer. » Merveilleux. Et toutes les interviews sont de la même veine: de la profondeur, de la drôlerie, de l’élégance, de l’intelligence. Il y a plein de choses qui m’ont touché de manière très intime. Quand j’ai parlé du projet à Alex Lutz, qui était donc à l’origine du déclic, il a accepté tout de suite de faire la mise en scène. </span></strong></p>
<ul>
<li><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Dans cette vie d’interviews (entre 1954 et 1992) dont vous allez interpréter la principale intéressée, vous vous confondez avec l’écrivaine culte et précoce de « Bonjour tristesse » (Sagan n’a que 18 ans quand en 1954 quand le livre devient un best-seller).</span></li>
</ul>
<p><strong><span data-tt="{&quot;paragraphStyle&quot;:{&quot;alignment&quot;:4,&quot;writingDirection&quot;:1}}">Sur ce spectacle oui il y a la volonté d’un mimétisme avec Sagan. L’idée est que l’on m&#8217;oublie totalement pour rentrer dans sa pensée. Quand le public me voit sur scène, avec les lumières, la perruque, la démarche et l’attitude, c’est Françoise Sagan qu’il voit. Sur toutes les interviews, on a sélectionné ce qui d’après nous restera l’essence de Sagan puis nous la faisons revivre le temps d&#8217;un spectacle intime.</span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span data-tt="{}"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-1192 aligncenter" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/fc91b9e0-baec-4c41-9867-da6bdbfd0caa-620x1024.jpg" alt="fc91b9e0-baec-4c41-9867-da6bdbfd0caa" width="620" height="1024" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/fc91b9e0-baec-4c41-9867-da6bdbfd0caa-620x1024.jpg 620w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/fc91b9e0-baec-4c41-9867-da6bdbfd0caa-182x300.jpg 182w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/fc91b9e0-baec-4c41-9867-da6bdbfd0caa-768x1268.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/fc91b9e0-baec-4c41-9867-da6bdbfd0caa-740x1222.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2019/05/fc91b9e0-baec-4c41-9867-da6bdbfd0caa.jpg 969w" sizes="(max-width: 620px) 100vw, 620px" /></span></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><span data-tt="{}">A partir des textes de ses interviews publiés chez Stock, « Je ne renie rien », Caroline Loeb tisse un monologue dans lequel l’auteure de « Bonjour Tristesse » se révèle avec toute sa tendresse, son intelligence féroce, et son humour subtil. </span><span data-tt="{}">Émouvante, drôle, lucide et implacable, Sagan nous parle de son amour absolu pour la littérature, de la fragilité des hommes, de l’importance du désir, de son dédain pour l’argent, de sa passion pour le jeu, et de la mort en embuscade. </span><span data-tt="{}">Mise en scène à nouveau par Alex Lutz, la comédienne incarne de manière étonnante cette passionnée de la vie, toujours sur le fil du rasoir. </span></em></p>
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		<title>Spectacular Spectacular !</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/spectacular-spectacular/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Oct 2018 03:57:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDITOS SVEN]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Spectacular Spectacular ! Hong-Kong-Kong Dollar. &#160; Texte : SVEN LARSONN Photos : ALEX REYVAL &#160; &#8221; Tout est près. Les pires conditions matérielles sont excellentes. Les bois sont blancs ou noirs. On ne dormira jamais.&#8221; André Breton, Manifeste du surréalisme, 1924. « Haine de la bassesse, admiration du beau, large compas ouvert sur toute chose, amour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Spectacular Spectacular !</strong></p>
<p><strong>Hong-Kong-Kong Dollar.</strong></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><strong>Texte : SVEN LARSONN</strong></p>
<p><strong>Photos : ALEX REYVAL</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>&#8221; Tout est près. Les pires conditions matérielles sont excellentes. Les bois sont blancs ou noirs. On ne dormira jamais.&#8221;</em></p>
<p><strong>André Breton, Manifeste du surréalisme, 1924.</strong></p>
<p><em>« Haine de la bassesse, admiration du beau, large compas ouvert sur toute chose, amour suprême de la forme, religion de l’art, course inlassable vers l’idéal, telle a été la vie de Gustave Flaubert ; elle est d’un haut enseignement dans notre siècle de positivisme et peut fortifier, je crois, bien des âmes. </em></p>
<p><strong>Caroline Franklin Grout, nièce de Flaubert. Villa Tanil, Antibes, mai 1914.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em><strong>Georges est fasciné par tout cet argent qui le répugne. Dans ce jeu de l’amour et du bazar qui confine à la question existentielle : « suis-je ici pour gagner de l’argent, vraiment ? » se joue également son avenir. « Should I stay or should I go? ». A Hong-Kong, in San Stanley existe un bar, « Smugglers », un repère de contrebandiers qui est tapissé de billets de banques élimés, agrafés, parafés par les buveurs invétérés de passage. C’est à la fois un repère de pirates et une allégorie de la Caverne en vase clos dont la réalité sensible lui paraît l’exact mirage de ce qu’est Hong-Kong, cette ville qui ment et qu’il aime pourtant.</strong></em></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Georges est accoudé à son rêve.</p>
<p>Que ce soit dans la main d’un calme broker ou dans le vide-poche d’un taxi pressé, le billet de banque est le même. Washington sourit. Mao aussi. Tout le monde a l’air d’être heureux, concentré ou satisfait de lui-même sur un bifton. C’est la base. Le nerf de la guerre c’est de l’envie en veine et du sourire en coin.</p>
<p>Yumeji’s thème, sortez les violons.</p>
<p>Nous sommes au Smugglers, les billets de banques brillent et puent tout autour de lui. Ils suintent et le suivent du regard. Ils « pleuvent » hagards. Au plafond, sur les murs, les dictateurs sourient et les zéros zèbrent l’infini. Ça jacasse, caquète, ça rit gras. Pas de carte au trésor dans le sanctuaire du bifton. C’est un arbre lunaire veiné de poutres et d’acajou, une pluie de dollars et de yuans dans une mousson d’alcools en mousse. Une embrassade fraternelle, une retrouvaille entre la monnaie-papier et le bois, une partouze des grands de ce monde avec pour seule vestale Élisabeth II. Le quorum est réuni dans la piscine à fric des morts en trombe : Washington, Mao, James Cook, Sir John Alexander Macdonald, l’oncle Picsou. Tout ça.</p>
<p>Quand il pense que la Banque de France en son temps avait misé sur Corneille, Berlioz, Debussy, Quentin de La Tour, Montesquieu et Pascal, et puis Delacroix&#8230; Ça avait de la gueule quand même Delacroix : un 100 francs fantasmé, « Liberté » amazone guidant le peuple, sein en bataille recto, place Furstenberg verso&#8230; La plus belle place de Paris avec ses quatre Paulownias coréens et ce lampadaire qui est le cinquième arbre feuillu surgi d’un rêve surréaliste.</p>
<p>Ça avait de la gueule le 100 boules Delacroix. Après la barbarie à visage humain, le CAC 40 à bouille humaine. « Panache » même pour ceux qui sont à la dèche. T’avais un bout de l’Académie quand t’avais un bon de la Banque de France.</p></blockquote>
<blockquote>
<div id="attachment_817" style="width: 829px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-817" decoding="async" loading="lazy" class="size-large wp-image-817" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share-819x1024.jpg" alt="Processed with VSCO with q2 preset" width="819" height="1024" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share-819x1024.jpg 819w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share-240x300.jpg 240w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share-768x960.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share-1170x1463.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share-740x925.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share.jpg 1536w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /><p id="caption-attachment-817" class="wp-caption-text"></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_819" class="wp-caption aligncenter" style="width: 829px;">
<dd class="wp-caption-dd">Alex Reyval  https://www.instagram.com/alexreyval/</p></div>
<p>&nbsp;</dd>
</dl>
</div>
<p>Le juke-box du bar brasse en taille douce et en petites coupures à cinq temps du Roger Waters énervé : « Money, get back</p>
<p>I&#8217;m all right, Jack, keep your hands off of my stack. Money, it&#8217;s a hit »</p>
<p>George n’a jamais été aussi synchrone avec Pink Floyd. Hong-Kong voudrait faire croire que la petite monnaie, les grosses coupures se brassent à quatre temps, mais il a raison Waters, y’a un cinquième temps qui est l’équivalent du grain de sable dans la <em>machine-machin</em> bien huilée. Le cinquième temps de « Money » il appartient aux <em>coolies</em>, aux vieux de la veille, aux scoliosés des petits charriots en fer sur Caine Road, sur Aberdeen Road, sur ces routes en pente raide qui ne les feront jamais atteindre les 88 miles à l’heure. Ils ne nous voient même plus et se sont faits une raison de crever comme ça, par ignorance. Pour que nous vivions mieux, ils n’ont rien vécu et ne vivront rien. Ce sont les roseaux qui plient mais ne rompent pas, les échafaudages de bambous qui furent les tuteurs d’une cité d’acier et de fric, ce sont leurs vertèbres. Des scaffoldings surannés pour des gratte-ciel qui massent les cieux, ce sont nos ténèbres.</p>
<p>Georges ne souffre plus les phalanges recourbées sur les bords des trottoirs, encore moins les sourires cloches de fées en courbes des triomphes. Toutes ces « venges et venges » en désolées de vivre. Il touche une à une ses phalanges pour être sûr d’être bien réel, de n’être pas un animal mécanique. Il existe et tant qu’il bande, tant que sa verge est pleine de de sang, son conatus est bien réel. Hong-Kong est une vanité, un mensonge, c’est une illusion, un mirage depuis le début. La skyline obombre tant de poussière sous les tapis dont nous nous tapissons.</p>
<p>Il est toujours au Smootlers. ils ont changé l’enseigne en une semaine, ce qui est la coutume a Hong-Kong. Les devantures ne durent. Il est au Smootlers anciennement Smugglers de San Stanley a espérer de la contrebande internationale. Dans une solitude à faire désespérer les grains de sable, il voudrait un truc vasculaire et musculaire. Eros, Thanatos, Amok, pulsion de vie, pulsion de mort, pulsion de sexe, pulsion de fric, cette ville est une pulsion. Et l’argent est si violent, cette ville est violente mais la violence couve et peu la voit vraiment ni ne veut la voir. Cette pulsion est à renverser n’importe quel skyscraper, la ville tourne comme un vinyle malsain, t’es avec, t’es dedans, tu culmines en sachant que t’es Icare. T’es bientôt prisonnier, t’es bientôt con, t’es bientôt face à toi même.</p>
<p>Au plafond, les effigies salées, les accents mêlés, les billets de banques paraissent pleuvoir du ciel, ils paraissent « pousser dans les arbres » mais ici, dans cet estaminet à tête de mort, ils sont agrafés au bois pour l’éternité.</p>
<p>Ce que l’éternité vaut à Hong-Kong : quelques mois.</p>
<p><em>Elisabeth la deuxième a une agrafe sur le front et c’est comme une césarienne sur la couronne.</em></p>
<p>L’éternité à Hong-Kong se compte en mois et en renouvellement de bail fois 2.</p>
<p>Pile de cartons, pier 7. Les yeux embrumés il s’éveille à l’azur, regarde les chiens-stars, sourit aux hébétés touristes. Le ciel est si rose qu’il a l’impression de s’évanouir à Eurodisney. L’IFC a « no face », il déprime en décombres, comme un con de « western » qui n’a plus le droit de se plaindre. Il se doit d’être heureux puisqu’il y a mille fois plus malheureux. Le Progrès nous a inventé mille choses incroyables à acquérir et il y a encore de l’éternité à retrouver dans l’obsolescence programmée. Le Fortress s’écroule, le silicium des écrans plats reprend vie, Queen’s Road grouille de groins, George n’a ses visions que parce qu’il est lent et que la ville est véloce. Propice et coriace.</p>
<p>La skyline détourne le regard des cartons du dimanche, des pique-niques pas étoilés au Bibendum et des chorédrames philippins. Quand cette planète redeviendra un rocher de silicium, dans des millions d’années, Hong-Kong redeviendra un port de pêcheurs sans pêcheurs. Un caillou. Une vanité avec un peu d’hydrogène suspendu dans l’air.</p>
<p><em>« Une vanité avec un peu d’hydrogène suspendu dans l’air »</em> qu’il se répète à haute voix.</p></blockquote>
<div id="attachment_819" style="width: 829px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-819" decoding="async" loading="lazy" class="size-large wp-image-819" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share3-819x1024.jpg" alt="Processed with VSCO with hb1 preset" width="819" height="1024" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share3-819x1024.jpg 819w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share3-240x300.jpg 240w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share3-768x960.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share3-1170x1463.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share3-740x925.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share3.jpg 1536w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /><p id="caption-attachment-819" class="wp-caption-text">Alex Reyval  https://www.instagram.com/alexreyval/</p></div>
<blockquote><p>Le rose s’anthracise à toutes ruées. Le ciel gris est comme congelé, des tourbillons d&#8217;oiseaux oisifs tourbillonnent, dans un ciel gris de marbre. Marbré. L&#8217;orage gronde. Les parapluies s&#8217;offusquent. Ce n&#8217;est plus un samedi après-midi c&#8217;est une guerre mondiale. Helter Skelter, Gimme Shelter, back to bercail. Vite « faut qu’on dirait » le Sud. Il veut voir Stanley à l&#8217;heure bleue; celle des chiens et des loups en majorelle de faïence, où chacun croit appartenir à la nuit alors qu&#8217;il n&#8217;est encore qu&#8217;un esclave du Jour, un Sisyphe qu’il faut imaginer heureux.</p>
<p>D’ailleurs chaque jour il se lève avec Friedrich, ça l’excite, se couche avec Baruch, ça le rassure, l’intervalle oscille de droite à gauche entre la souffrance et l’ennui d’Arthur, il le contemple. Et tout le reste est Mickey Parade.</p>
<p>Georges voudrait que son cadavre soit nourricier, reprend une pinte en pensant à toute cette vermine ingrate qui ne lui sera jamais reconnaissante de tout ce malt ingurgité, lui qui se réincarnera en papillon quoi qu’il arrive (Il avait fait le décompte de ses points de karma récemment) puis il relit un poème symboliste consacré à l’endroit, le Smugglers, devenu le Smoothlers donc. C’est cool, y’a du rythme, l’auteur Sven Larsonn lui est complètement inconnu, un type étrange qui se prétend rédacteur en chef et qu’il a peut-être croisé une fois bourré, il ne se souvient lui-même pas très bien.</p>
<p><em>“Les encombrées d&#8217;archanges</em></p>
<p><em>Les fleurs qui mélopées</em></p>
<p><em>Trouvaient l&#8217;endroit étrange,</em></p>
<p><em>Psalmodiant en archives</em></p>
<p><em>L&#8217;envie des noirs mélanges.</em></p>
<p><em>Poe, Pis, plus et carènes</em></p>
<p><em>L&#8217;arrivée sue boulanges</em></p>
<p><em>Qui foudroient en silènes</em></p>
<p><em>Les petits hommes oranges</em></p>
<p><em>Contraints de boire leur peine.</em></p>
<p><em>C’est l’endroit bis,</em></p>
<p><em>où,</em></p>
<p><em>Parfois éclairées</em></p>
<p><em>Sentent les parois pisse</em></p>
<p><em>D’où</em></p>
<p><em>Le lait écrémé</em></p>
<p><em>Et la salive</em></p>
<p><em>Bouent.”</em></p>
<p>Pas inintéressant mais tellement confus&#8230; George range cette bleuette pseudo-littéraire de Sauvés par le Kong dans la poche revolver de son veston mac-guffin. De la poésie à Hong-Kong et puis quoi encore? La cinquième pinte de Stella a le goût du fer. George savait bien qu’avoir la maîtrise des mots n’impliquait pas celle des émotions. Qu’on avait beau avoir un algorithme congregant tous les mots de Mme Bovary, on n’écrirait pas, on n’écrirait plus Mme Bovary. Gustave Flaubert c’était Emma. C’était l’œuvre d’un seul type qui avait commué son intelligence en sensibilité, fait de ses propres faiblesses les grandeurs des autres, de sa solitude une feinte sociabilité et d’une aigreur une œuvre emplie d’amour. Georges aurait aimé lui ressembler mais la tâche était immense et la volonté petite.</p>
<p>Ce type, Sven Larsonn, devrait écrire sur le pognon et les inégalités ahurissantes de cette ville, il serait plus en phase avec la réalité. Hong-Kong est une vanité, un memento mori de fleurs fanées. Ce n’est plus « souviens-toi que tu vas mourir », c’est « rappelle-toi de vivre » et appuie sur le bouton « puissance de la joie ». C’était son mantra à George, son rayon qui darde jaune “poussin” au travers de n’importe quel nuage gris. In the mood for Love, c’est le chapitre espoir. Dissèque-le.</p>
<p>Dans d’infinis bons gestes, il se repasse ses podcasts, <em>encore à l’envi à dessein et encore.</em> Il commence à déguster de succulents sushis quand une émission préenregistrée sur « L’Education Sentimentale » de Flaubert résonne en ses earphones entrecoupée de lectures.</p>
<div id="attachment_820" style="width: 829px" class="wp-caption aligncenter"><img aria-describedby="caption-attachment-820" decoding="async" loading="lazy" class="size-large wp-image-820" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share4-819x1024.jpg" alt="Processed with VSCO with c3 preset" width="819" height="1024" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share4-819x1024.jpg 819w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share4-240x300.jpg 240w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share4-768x960.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share4-1170x1463.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share4-740x925.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/10/vscocam-share4.jpg 1536w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /><p id="caption-attachment-820" class="wp-caption-text"></p>
<div class="mceTemp">
<dl id="attachment_819" class="wp-caption aligncenter" style="width: 829px;">
<dd class="wp-caption-dd">Alex Reyval  https://www.instagram.com/alexreyval/</p></div></dd>
</dl>
</div>
<p>Il voit les porte—containers mais songe aux transatlantiques. Les baies sont immenses quand les groseilles fument de cheminées. Il entend de la musique jazz qui provient du 3ème étage et voit des bateaux à aubes crépusculaires. Il reçoit un mail de George Dufaure de la Prade qui aura 139 ans dans deux jours et plus rien ne semble plus impossible. Borges lui passe un coup de fil, Georges apparaîtra dans son prochain roman. On lui annonce aussi que Stephen a ressuscité et que malgré l’épreuve et le constat fou de la folie du monde, il se porte bien, qu’il est toujours aussi curieux.</p>
<p>La littérature, la poésie, c’est le choix des mots, c’est l’Âme que tu mets derrière, c’est ton « tit » crottin et ton sublime Amour. C’est ton vers de terre amoureux d’une étoile. C’est ton lombric brisé comme un éclat de vitre. C’est du Gustave gueuloir pour du style en musique. Ce sont des poussins jaunes derrière des nuages gris. Ce sont les glaïeuls en glaive du Dormeur Duval, des houx verts et des bruyères en fleur du mal.</p>
<p>Il écoute les lectures de l’Education Sentimentale par Fanny Ardent et les sushis lui semblent à présent médiocres.</p>
<p>Puis&#8230;</p>
<p>Georges se réveille et l’inception prend fin. Soudain il pleut. Un dollar métamorphosé en papillon se pose sur son épaule.</p>
<p>Il l’encaisse parce qu’il l’admire.</p></blockquote>
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			</item>
		<item>
		<title>Le carnet magique de Matthieu Motte</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/le-carnet-magique-de-matthieu-motte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Nov 2017 03:22:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDITOS SVEN]]></category>
		<category><![CDATA[LE CARNET MAGIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[SAUVÉS POUR LE BAC]]></category>
		<category><![CDATA[#sauvesparlapoesie #sauvesparlekong #sauvespourlebac #hkbac #hongkongbaccalaureat #hongkongfrench #hongkongfrancais #hktutor #hktutoring #alliancefrancaise]]></category>
		<category><![CDATA[sauvesparlekong]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le carnet magique de Matthieu Motte  1 novembre 2017 TU 147 PARTAGES Rencontre avec une personnalité hors norme qui a fait de Hong-Kong son nouveau pays, de Stanley son village. Matthieu s’est sauvé par le Kong, son magazine, et sauve de nombreux étudiants pour le bac grâce à sa connaissance de la langue française et sa [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p style="text-align: left;"><a href="https://www.sauvespourlebac.com/"><strong>Le carnet magique de Matthieu Motte</strong></a></p>
</blockquote>
<div class="below-entry-meta" style="text-align: left;"><span class="posted-on"><a title="9 h 49 min" href="http://www.traitdunionmag.com/le-carnet-magique-de-matthieu-motte/" rel="bookmark"><i class="fa fa-calendar-o"></i> <time class="entry-date published" datetime="2017-11-01T09:49:31+00:00">1 novembre 2017</time></a></span> <span class="byline"><span class="author vcard"><i class="fa fa-user"></i><a class="url fn n" title="TU" href="http://www.traitdunionmag.com/writer/tu/">TU</a></span></span></div>
<div class="entry-content clearfix" style="text-align: left;">
<aside class="mashsb-container mashsb-main mashsb-stretched">
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<div class="counts mashsbcount">147</div>
<blockquote><p><span class="mashsb-sharetext">PARTAGES</span></p></blockquote>
</div>
</div>
</aside>
<blockquote><p><i>Rencontre avec une personnalité hors norme qui a fait de Hong-Kong son nouveau pays, de Stanley son village. Matthieu s’est sauvé par le Kong, son magazine, et sauve de nombreux étudiants pour le bac grâce à sa connaissance de la langue française et sa passion pour la littérature. Son secret ? L’usage d’un carnet magique. Portrait d’un homme (d)étonnant qui partage ses bons plans en ville.</i></p>
<p><b>Par Stéphanie Stiernon</b></p>
<p>C’est au cœur de Sheung Wan, au pied du Man Mo temple (NDLR : temple dédié à la littérature) autour d’un plat de Dim Sum revisité façon européenne que Matthieu explique comment son arrivée à Hong-Kong, en 2014, l’a ramené à ses premières amours, la littérature et l’écriture. « J’écris depuis toujours, je suis littéraire et j’adore ça. J’ai fait hypokhâgne, khâgne et une licence de lettres mais j’avais mis ça de côté pendant un temps.»</p>
<p>Après avoir participé à la comédie musicale « 1789 – les amants de la Bastille » puis chanté en tournée avec son groupe pop-rock Caravage, Matthieu débarque à Hong-Kong, sans vraiment savoir ni pourquoi ni comment.</p>
<p><strong><em>Sauvé par le Kong</em></strong></p>
<p>Entre copains, au détour de rencontres, le magazine Sauvé par le Kong est né. Pour partager en écrits et en images ce que ressent l’expatrié qui arrive dans cette ville cosmopolite, comme lui. Matthieu et ses acolytes confessent dans des billets d’humeur l’étonnement et l’émerveillement que peuvent susciter les échafaudages en bambou, la conduite (très) sportive des chauffeurs de bus ou encore le côté plurilinguistique insolite de la métropole. Il aime utiliser la riche langue française et ses figures de style pour décrire ce qu’est devenu ce qui était un port de pêcheurs il y a encore 200 ans. Il laisse sa plume s’évader et permet au lecteur d’en faire autant. « Le magazine est fun, décalé et résolument tourné vers l’avenir. C’est un magazine qui aime la littérature, la photo, le rock, le street art, le second degré, la poésie et la porcelaine chinoise.»</p>
<p><a href="https://www.sauvespourlebac.com/"><strong><em>Sauvés pour le bac</em></strong></a></p>
<p>Il décrit Hong-Kong comme une ville pleine de mystères, de rebondissements et d’opportunités qu’il saisira grâce à de bonnes idées, du travail et l’aide de personnes comme Nicole Tam de l’école Loupichou ou Madeline Bron de la librairie française Parenthèses « Elles m’ont aidé à mettre le pied à l’étrier ».</p>
<p>Galvanisé par l’énergie de cette ville, Matthieu crée en parallèle de son magazine, Sauvés pour le Bac, une préparation au bac pour étudiants où il leur apprend à parler, à raisonner, à enchaîner les idées en maîtrisant les mots. « Le français est une rigueur. Plus tu enrichis ton vocabulaire, plus tu peux maîtriser ta pensée, exprimer clairement ce que tu veux et ouvrir le spectre de ta vie. C’est ta liberté, le gage de ton indépendance ». Il livre son secret à ses élèves : consigner et définir chaque nouveau mot ou expression inconnus dans un carnet magique. Comme il le fait depuis 20 ans.</p>
<p><b><img decoding="async" loading="lazy" class="size-full wp-image-593 aligncenter" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/09/SPLB-1.jpg" alt="SPLB (1)" width="362" height="175" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/09/SPLB-1.jpg 362w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/09/SPLB-1-300x145.jpg 300w" sizes="(max-width: 362px) 100vw, 362px" /></b></p>
<p><strong><em>Sauvés par la poésie</em></strong></p>
<p>Il poursuivra ses missions de sauvetage en organisant chaque année des concours de poésies (sauvés par la poésie) afin de vulgariser ce genre littéraire et rendre accessible sa prosodie au grand public. Restez attentifs, le prochain concours s’annonce haut en chansons.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-691 aligncenter" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/01/Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018-Copy-724x1024.jpg" alt="Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018 - Copy" width="724" height="1024" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/01/Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018-Copy-724x1024.jpg 724w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/01/Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018-Copy-212x300.jpg 212w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/01/Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018-Copy-768x1087.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/01/Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018-Copy-1170x1655.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/01/Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018-Copy-740x1047.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2018/01/Sauvés_par_la_Poésie_APOLLINAIRE_2018-Copy.jpg 1263w" sizes="(max-width: 724px) 100vw, 724px" /></p>
<p><strong><em>Bons plans de Matthieu</em></strong></p>
<p>Après son carnet magique, Matthieu partage avec enthousiasme son carnet d’adresses à Hong-Kong.</p>
<p>Business : pour démarrer ou s’installer, prendre contacter avec l’Union des Français à l’Etranger (UFE) et networker, notamment avec les cercles d’alumni.</p>
<p>Lecture : Parenthèses, une librairie française qui possède de nombreux livres dédiés à l’histoire d’Hong-Kong.</p>
<p>Ses incontournables : le Club 71 (d’où a démarré la révolution des parapluies), le Sensee 99 (où il répète avec le groupe électrogène Fanfare Club), le Saint-Germain, Man Mo Café, Tambour ou Peel Fresco.</p>
<p>Ce qu’il sait aujourd’hui c’est que cette ville lui correspond. « Elle est caféinée, vibrante et pleine de métissages, j’ai envie de crier « à nous deux maintenant ! » comme Rastignac de Balzac ». Il travaille beaucoup, presque tous les jours, son travail c’est sa passion. Et quand il ne travaille pas, il chante, joue de la guitare et enchaîne les parties de scrabble en réseau. Décidemment, les mots de la langue de Molière et lui, c’est une vraie histoire d’amour.</p></blockquote>
</div>
<p style="text-align: left;"><a href="http://www.traitdunionmag.com/le-carnet-magique-de-matthieu-motte/"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-full wp-image-646 aligncenter" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/11/23031330_10155646908370977_5498886713552361530_n.jpg" alt="23031330_10155646908370977_5498886713552361530_n" width="707" height="960" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/11/23031330_10155646908370977_5498886713552361530_n.jpg 707w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/11/23031330_10155646908370977_5498886713552361530_n-221x300.jpg 221w" sizes="(max-width: 707px) 100vw, 707px" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.traitdunionmag.com/le-carnet-magique-de-matthieu-motte/">http://www.traitdunionmag.com/le-carnet-magique-de-matthieu-motte/</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Your I.D KARD please.</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/628-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2017 06:21:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDITOS SVEN]]></category>
		<category><![CDATA[#aqualuna #aqualunahongkong #sauvesparlekong #hongkong #stanley #hongkong.insta #hongkongnoise #hongkong.hk]]></category>
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		<category><![CDATA[konggeek sauvesparlekong]]></category>
		<category><![CDATA[sauvesparlapoesie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Your I.D KARD please. Handover &#8211; Identité &#8211; Hangover  Texte de Sven Larsonn Photos de Alexandre Artru « Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. […] La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ; il cherche son âme, il l’inspecte, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Your I.D KARD please.</strong></p>
<p style="text-align: left;"><i><span style="font-weight: 400;">Handover &#8211; Identité &#8211; Hangover </span></i></p>
<p style="text-align: left;">
</blockquote>
<p><strong>Texte de Sven Larsonn</strong></p>
<p><strong>Photos de Alexandre Artru</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em><span style="font-weight: 400;"> « Car Je est un autre. Si le cuivre s’éveille clairon, il n’y a rien de sa faute. […] La première étude de l’homme qui veut être poète est sa propre connaissance, entière ; il cherche son âme, il l’inspecte, il la tente, l’apprend. Le Poète se fait voyant par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrance, de folie ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. Ineffable torture où il a besoin de toute la foi, de toute la force surhumaine, où il devient entre tous le grand malade, le grand criminel, le grand maudit, — et le suprême Savant — Car il arrive à l’inconnu ! Puisqu’il a cultivé son âme, déjà riche, plus qu’aucun ! Il arrive à l’inconnu, et quand, affolé, il finirait par perdre l’intelligence de ses visions, il les a vues ! Qu’il crève dans son bondissement par les choses inouïes et innombrables […] </span></em></p>
<p style="text-align: left;"><em><span style="font-weight: 400;"> </span><strong>Arthur Rimbaud à Paul Demeny (Lettre du Voyant, 15 mai 1871)</strong></em></p>
<p style="text-align: left;"><em><span style="font-weight: 400;">« </span><span style="font-weight: 400;">We can climb so high</span><span style="font-weight: 400;"><br />
</span><span style="font-weight: 400;">I never wanna die. »</span></em></p>
<p style="text-align: left;"><strong><em>John Kay  &#8211; Born to be Wild – Steppenwolf (1968)</em></strong></p>
<p style="text-align: left;">
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><b>Mid Levels fantomatiques &#8211; mars 2017</b></p>
<ul style="text-align: left;">
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">C&#8217;est quoi quand t&#8217;es une rock-star ?</span></i></li>
</ul>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">George est coi. Le gosse &#8211; Gaspard &#8211; le regarde avec du bleu de détresse à remboucher des rivières. Il ne lui demande pas comment on y arrive, ce dont on a besoin pour y parvenir, non il l&#8217;alpague par un constat établi. George avait toujours eu envie de monter un groupe de rock mais ça ne s&#8217;était jamais fait. Il renchérit Gaspard, avec des yeux noirs immenses :</span></p>
<ul style="text-align: left;">
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Ça fait quoi d&#8217;y être? </span></i></li>
</ul>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">George croit qu&#8217;il est son père, ou peut-être son grand-pere. Ça se floute et tout flotte, George se balade dans son rêve. Il se croirait devant un Noir de Soulages, un vrai, celui de Grenoble dans l&#8217;entrée du musée. Les pupilles de Gaspard deviennent un moebius universel. Un incontrôlable infini de doutes. Et de perspectives forcément déçues; il n&#8217;aura jamais de réponses apaisantes. Bien entendu, George n&#8217;en sait rien mais fulmine une réponse:</span></p>
<ul style="text-align: left;">
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">C&#8217;est quand les premières notes de &#8220;Where the streets have no name&#8221; résonnent et que c&#8217;est toi Bono.</span></i></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p style="text-align: left;"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-631" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0019-edit-Copy-1024x768.jpg" alt="dji_0019-edit - Copy" width="1024" height="768" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0019-edit-Copy-1024x768.jpg 1024w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0019-edit-Copy-300x225.jpg 300w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0019-edit-Copy-768x576.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0019-edit-Copy-1170x878.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0019-edit-Copy-740x555.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0019-edit-Copy.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<blockquote><p><span style="font-weight: 400;">Le gosse le toise, hiératique, d&#8217;une raideur zen confondue de latex jaune Bruce Lee. Il a repris son ballon et a réussi à aligner huit jongles d&#8217;affilée, a regardé derechef George, puis tout était oublié. Les yeux d&#8217;un gosse. Gaspard, c&#8217;était lui la rock star, le jazz poète, le beat writer et il savait parfaitement ce que c&#8217;était d&#8217;y être. Les gazouillis, les couches à chiasse, Dora qui explore beaucoup trop, son con de singe au prénom gitan, il s&#8217;en cognait et lui aussi, d&#8217;ailleurs, de loin, loin, si loin. Aujourd&#8217;hui enfin tout à l&#8217;heure, Gaspard fumera des cigares avec Hitler sur une plage de Cuba, il n&#8217;existera jamais, ne lui posera jamais de questions. Gaspard ne lui posera jamais de questions puisque George ne sera jamais son père. Son amour paternel n’est qu’un rêve rose mate, et c&#8217;est lui l&#8217;Arlequin de la collection. Tout est moins flou et aucun requin ne dévore son avant-bras ankylosé faute de sang </span><a href="about:blank"><span style="font-weight: 400;">à 4h10</span></a><span style="font-weight: 400;"> du matin. L’IFC toise et surplombe sublime à travers les vitres qui sont sales. Il se réveille se rendort. </span><a href="about:blank"><span style="font-weight: 400;">4h30</span></a><span style="font-weight: 400;">. Il y a 30 mauvais Dj qui abrutissent de beats et de basse son pauvre crâne. Puisqu&#8217;il y a des boîtes de nuit qui s&#8217;appellent </span><i><span style="font-weight: 400;">Insomnia</span></i><span style="font-weight: 400;">, il avait décidé de nommer son insomnie </span><i><span style="font-weight: 400;">discothèque</span></i><span style="font-weight: 400;">. </span></p>
<p><b>Kennedy Town, cabinet du Docteur Wong &#8211; Avril 2017. 9h30</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le médecin lui demande un diagnostic. </span><i><span style="font-weight: 400;">C&#8217;est pas mon job</span></i><span style="font-weight: 400;"> que George répond. Et puis ça fait tellement de cauchemars identiques de suite dont il lui répète l&#8217;arc narratif… Le </span><i><span style="font-weight: 400;">spécialiste</span></i><span style="font-weight: 400;"> n&#8217;arrive toujours pas à flécher un début d&#8217;explication.</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">D&#8217;où vient votre hyperactivité? </span><span style="font-weight: 400;">qu&#8217;il pose, le toubib</span><span style="font-weight: 400;">.</span></i></li>
</ul>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">J&#8217;en sais rien&#8230; J&#8217;ouvre les yeux </span><span style="font-weight: 400;">vers 5h</span><span style="font-weight: 400;">, je me convaincs d&#8217;un cancer imminent, je gobe deux kawas, j&#8217;imagine que je vais mourir d&#8217;un infarctus dans 30 min, je lis de la Poésie, j’écoute Onfray en podcast et ça me lance pour la journée. Le reste du temps, je lis, j&#8217;intègre, je dissèque cran par cran les raisons de mon inutilité sur Terre, j&#8217;ai des grosses crises identitaires, qui suis-je vraiment, qu&#8217;est ce que je fous ici, quel est le plan, mon ultima verba, est-ce qu&#8217;il y a vraiment une lumière au bout du tunnel, j&#8217;ai l&#8217;impression d&#8217;être une putain de retrospective Woody Allen, et </span><a href="about:blank"><span style="font-weight: 400;">vers </span></a><span style="font-weight: 400;">18h</span><span style="font-weight: 400;"> je bois. </span></i></li>
</ul>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Ah. Je vois, je vois, et&#8230; Ces « grosses » crises identitaires? Ça vous arrivait en France?</span></i></li>
</ul>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Euh&#8230;Pas vraiment non. Enfin je crois pas…</span></i></li>
</ul>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Vous souffrez de ces troubles identitaires depuis que vous êtes arrivé à Hong-Kong n&#8217;est-ce pas ?</span></i></li>
</ul>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Je sais pas, j&#8217;étais plus jeune, ça paraissait plus cohérent&#8230; Je sais pas comment dire, plus installé, plus tracé. L&#8217;inconnu au jour le jour j&#8217;adore, je voyage beaucoup et je me perds tout le temps, je fonce et j&#8217;en redemande mais une partie de moi-même n&#8217;est pas d&#8217;accord avec ça. C&#8217;est censé être normal alors ?</span></i></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p style="text-align: left;"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-632" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6118-Copy-1024x683.jpg" alt="img_6118 - Copy" width="1024" height="683" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6118-Copy-1024x683.jpg 1024w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6118-Copy-300x200.jpg 300w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6118-Copy-768x512.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6118-Copy-1170x780.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6118-Copy-740x493.jpg 740w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<blockquote><p><b>Stanley &#8211; fin avril 2017.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis six mois maintenant il s&#8217;est mis en coloc avec des moustiques. Des femelles. Celles, seules, qui piquent et sucent. Un vrai harem de trompes à qui il reste fidèle chaque nuit. Son corps n&#8217;a absolument plus aucun secret pour elles et de tous les êtres vivants, parasites ou indésirables mondains, ce sont  elles qui lui coûtent le moins cher. Son corps est devenu une source intarissable de leur nectar, leur ambroisie et son sang permettra le développement de leurs œufs. Lorsqu&#8217;elles le sucent trop cependant, il se résigne à les exterminer. Dans des mouvements de Sardanapale éconduit, piégé ; désespérés, presqu&#8217;infantiles, il étrille et tape sur tout ce qui bouge, verres miroirs et rouge colère, jusqu&#8217;à </span><i><span style="font-weight: 400;">s&#8217;entaillader</span></i><span style="font-weight: 400;"> les mains. Après ça il se gratte. Longtemps. Et non sans plaisir. Quand il réussit à en éclater une, vierge de tout soupçon &#8211; </span><i><span style="font-weight: 400;">comprendre à sec</span></i><span style="font-weight: 400;"> &#8211; il place sa langue au fond du palais et tel un aristo décadent, siffle : </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;encore une que les Anglais n&#8217;auront pas!&#8221;</span></i><span style="font-weight: 400;">. Il devient fou. Quand il parvient à en trucider une pleine de sang et que l&#8217;éclaboussure rappelle un Pollock, il ne se dit rien mais sourit d&#8217;abondance d&#8217;une cruauté à jamais pardonnée. Envers les moustiques, le sentiment de cruauté n&#8217;existe pas. Les fracasser est un ordre céleste, un devoir qu&#8217;on doit à la Nature. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Chaque nuit et sans qu&#8217;il sache pourquoi &#8211; </span><i><span style="font-weight: 400;">mais se disant que les moustiques sont sûrement responsables de ça aussi</span></i><span style="font-weight: 400;"> &#8211; George développe de la sérotonine par quintaux. Il ne dort donc plus et effeuille sans ordre tout ce qui lui passe par la tête : l&#8217;envie d&#8217;un smoothie mangue vital; le smoothie pas l&#8217;envie, qu&#8217;il faut posséder ce filtre de mensonge et de création pour que chaque jour soit une obole solaire, que Dieu est Philippin, que l&#8217;ananas n&#8217;a pas sa place sur une pizza, qu’un arachnophobe devrait avoir peur d’aller voir Spiderman au cinéma, qu&#8217;il doit appeler sa mère chaque fois qu&#8217;il relit l&#8217;incipit de l&#8217;Etranger </span><i><span style="font-weight: 400;">(absurde piété filiale censée absoudre ses scrupules)</span></i><span style="font-weight: 400;">, à Enrico ce pianiste pizzaïolo de 65 ans qui faisait ses gammes dans une base américaine qui sentait plus le napalm que le Schubert, à Murray House durant l&#8217;invasion des Japs, au 20 ans du handover puis&#8230; </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Son flux de conscience s&#8217;apaise.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Il repense à ce qu’a dit le toubib sur sa crise identitaire. Il semblait insinuer qu&#8217;il y avait un lien entre son problème et ce port embaumé. C&#8217;est vrai que George était venu par hasard, qu’il avait suivi une fille qui deviendrait sa femme qui deviendrait des larmes et pensait souvent que Hong Kong est à l&#8217;aberration économique ce que Venise est au cadastre sur pilotis : une prouesse et un </span><i><span style="font-weight: 400;">fatum</span></i><span style="font-weight: 400;">. Les deux disparaîtront telles que nous les connaissons aujourd&#8217;hui pensait-il. L&#8217;une par le réchauffement climatique, l&#8217;autre par la marmite chinoise où s&#8217;ébouillantent des grenouilles hong-kongaises. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Hier encore ces grenouilles avaient l&#8217;échelle qui indiquait le climat du moment, demain encore elles s&#8217;empareront de parapluies qui ne les protégeront plus de la pluie de soude mandarine. Et nous petits Français&#8230; Des froggies cuits comme des cuisses de poulet, toujours prompts à revendiquer une francophonie dont la Chine se moque éperdument, elle qui se fout déjà bien de parler anglais&#8230; L&#8217;empire du milieu c&#8217;est l&#8217;empire du nombril, et le nombril est immense pensait-il en se grattant le sien. C&#8217;est vrai que Georges pensait souvent que ce qu&#8217;il faisait ici était aussi aberrant. Son identité? Française? Que faisait-il si loin si longtemps? Il voyait ses canettes de Tsing-Tao toujours à moitié vide alors pourquoi rester ? Il se répétait fatidique : des cendres et des larmes, et recommandait une Tsing-Tao à moitié vide.</span></p></blockquote>
<p style="text-align: left;"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-630" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0017-Copy-1024x768.jpg" alt="dji_0017 - Copy" width="1024" height="768" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0017-Copy-1024x768.jpg 1024w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0017-Copy-300x225.jpg 300w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0017-Copy-768x576.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0017-Copy-1170x878.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0017-Copy-740x555.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/dji_0017-Copy.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<blockquote><p><b>Jaffe Road &#8211; mai 2017</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Tinder injection, abjection ? Non ça </span><i><span style="font-weight: 400;">matche</span></i><span style="font-weight: 400;">, elle lui plaît. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Enfin la photo lui plaît. Elle a recadré juste en dessous des seins, ce qui fait que ce qui bombe ressemble à une promesse de désir. Elle a tout compris à l&#8217;érotisme, à la suggestion, à l’entrebâillement, c&#8217;est du culture pub avant le film du </span><a href="about:blank"><span style="font-weight: 400;">dimanche soir</span></a><span style="font-weight: 400;"> selon l&#8217;euphémisme consacré par sa petite chaîne qui monte, et même si George est le seul à distinguer prospective et divination dans ce bar à putes, sa turgescence guette. Elle, c&#8217;est Carolina. Elle lui a envoyé une photo de cuissardes beaucoup trop en latex pour être innocentes et ses aposiopèses suggèrent toute la lubricité qu&#8217;il peut en tirer. Elle est déjà là. George est en retard mais un retard tout relatif et depuis qu&#8217;il a lu Protagoras tout va bien et tout s&#8217;assume puisque tout ce qui est en retard ne lui est pas étranger. Elle avance dans sa direction, se croit sur un catwalk, elle a répété devant une glace, elle baisse les yeux parce que même elle trouve ça un tantinet ridicule. Ça confine au conte. Tendance </span><i><span style="font-weight: 400;">sparkling</span></i><span style="font-weight: 400;">. Elle ne se plaint pas. On ne s&#8217;entend pas. Tout hurle. Ça confine au merveilleux. Un Shrek chinois hagard lui tape sur l&#8217;épaule, c’est manifestement bon signe. Qui retient les licornes en coulisses? Elle arbore un sourire trois pièces avec vue sur la mer et sa pétulance recharge les appétences de George. Ce sourire est coupable votre honneur. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Mais.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Elle est venue avec des copines.</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ses copines rient à défaut d&#8217;exister. Merde elle a des copines. Voyage de groupe comme des Marocaines en trimballe. Adolescence du rire faux et surexagéré. Suraigu. Leurs rires accomplissent la prouesse de couvrir la musique. Elles rient comme elles l&#8217;ont toujours fait depuis leurs 13 ans. Une braguette ouverte, un puceau, rires. Tout est prétexte à gorger leur larynx d&#8217;un trop plein de rien. Un cocktail, un détail con, rires. Leurs rires toutes dents dehors toutes </span><i><span style="font-weight: 400;">genciviées</span></i><span style="font-weight: 400;"> vaudraient un caméo. Celui d&#8217;Aristote, toge mal repassée, se pendant au milieu d&#8217;une bibliothèque dans </span><a href="about:blank"><i><span style="font-weight: 400;">le Nom de la Rose</span></i></a><span style="font-weight: 400;">. Avec un Dj sourdingue et anachronique dans le fond. Il s’imagine écouter </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;What a wonderful world&#8221;</span></i><span style="font-weight: 400;"> en face d&#8217;un tableau de Jerome Bosche, y&#8217;a des aplats qui grisent, et des couleurs qui grincent. Devant lui à ce moment là, les aplats flashent et ce sont les rires qui grincent. Est-ce que les licornes ont des boules quies ? Sa pulsion de mort et sa pulsion de vie se confondent dans un jeu dangereux. Elles est venue avec ses copines, il y croit pas. George pense trop et n&#8217;agit pas. </span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Arrêtez de les mater les mecs, on dirait des poursuites dans un théâtre du vice, murmure Georges à ses amis imaginaires.</span></i></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">Il tente une entrée en l&#8217;anti-matière. </span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ses amis restent aussi silencieux qu&#8217;imaginaires.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Elles ont grillé; le balayage de leurs cheveux quasi-reptilen les a grillées en retour. Elles se savent vues et désirent l’être. Elles ont peu ou prou perçu sa réplique fantôme, George se lève, grille l&#8217;initiative, prend les devants dans l&#8217;élan bien connu du &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">foutu pour foutu</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8221; et lance un :</span></p>
<ul>
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Hey! What&#8217;s up Carolina ?</span></i></li>
</ul>
<p><span style="font-weight: 400;">À force d&#8217;être seul, sa vie était devenu un fil d&#8217;actualités. D&#8217;actualités des autres. Il tente de recracher en trombe ce qu&#8217;il a vu défiler depuis les dernières 72h, des potins trashy aux conflits dans le monde, des ceintures d&#8217;explosifs qui n&#8217;ont pas explosé à l&#8217;op Botox qui avait merdé, mais tout se déroule dans un bain-marie de faux sourires que le bar impose dans un silence assourdissant.</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Elle danse avec ses copines, presque foutu.</span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Le jukebox hurle </span><i><span style="font-weight: 400;">in english</span></i><span style="font-weight: 400;"> que nous serons tous libres, qu&#8217;on ferait bien d&#8217;y croire parce que ça arrive. Dans un Futur proche ça arrive. Il se fait la promesse de ne plus jamais traduire les chansons anglo-saxonnes, de laisser ça à Sheila, aux Yéyés, Cloclo et consorts et de couler le convecteur spatio-temporel dans du plomb. Un quidam remet une pièce. Les néons ont l&#8217;air d&#8217;intestins fluos, et les petites bulles dedans sont les signes de l&#8217;asphyxie d’une musique qui se noie. Il y a des Américains et des vieux Chinois qui communient dans le même pas de danse et c&#8217;est aussi drôle que saugrenu. On dirait une fable sur la résilience. Ou une parodie du clip de </span><i><span style="font-weight: 400;">Let&#8217;s Dance</span></i><span style="font-weight: 400;"> si Bowie était parti aux chiottes et que la caméra avait continué de tourner. Il ne manque plus qu&#8217;un Russe et un Nord-Coréen dans la scène pour que tout ça devienne une mauvaise blague cent fois répétée. Ou l&#8217;entame loufoque du troisième conflit mondial. George pense trop, où est, où sont&#8230;</span></p>
<p><i><span style="font-weight: 400;">Elle se barre avec ses copines. Clairement foutu. </span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Adieu donc Carolina. Elle ne lui a même pas demandé si George était son vrai nom ou juste un pseudo. Elle non plus ne saura pas qui il est. Tout le bar bisse des &#8220;</span><i><span style="font-weight: 400;">My way</span></i><span style="font-weight: 400;">&#8221; comme des Philippines qui s&#8217;égarent et les lunes d&#8217;en face strient les mortels désirs des pauv&#8217; gars d&#8217;comptoir. George ne rêvait que d&#8217;un bassin contre un bassin, d’une mer en une mère, d&#8217;un océan Atlantique contre une Méditerranée comme on en voit qu&#8217;à Tanger. Plus la sérotonine se met en joie avec l&#8217;alcool et plus la note est fausse, alors dans ce bar tout concorde dans un monde de fakes, de cris et de petits drames dans l&#8217;infini récit des humains qui s&#8217;emmerdent. C&#8217;était limpide : personne ne sortirait d&#8217;ici vivant. C&#8217;était limpide, George sortirait d&#8217;ici rampant.</span></p></blockquote>
<p style="text-align: left;"><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-large wp-image-633" src="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6715-2-edit-Copy-1024x606.jpg" alt="img_6715-2-edit - Copy" width="1024" height="606" srcset="https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6715-2-edit-Copy-1024x606.jpg 1024w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6715-2-edit-Copy-300x177.jpg 300w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6715-2-edit-Copy-768x454.jpg 768w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6715-2-edit-Copy-1170x692.jpg 1170w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6715-2-edit-Copy-740x438.jpg 740w, https://sauvesparlekong.com/wp-content/uploads/2017/10/img_6715-2-edit-Copy.jpg 1772w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></p>
<blockquote>
<p style="text-align: left;"><b>Kennedy town – juillet 2017 &#8211; même toubib suppute encore.</b></p>
<p style="text-align: left;"><span style="font-weight: 400;">Alors George, qui êtes vous ? glissa le docteur Wong dans un sourire noir réglisse qui s&#8217;enroule sur lui même.</span></p>
<ul style="text-align: left;">
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">J’ai un peu réfléchi à ce que vous m&#8217;avez seriné la dernière fois doc. Doc parce que je vous respecte. Et honnêtement, j’ai déjà l&#8217;impression d&#8217;être quelqu&#8217;un de différent d&#8217;hier. Pas du tout le même qu&#8217;avant hier. Je serai un étranger fini à mon moi dans un mois. Je crois. Je crois que garder une identité est impossible et pauvre de sens, que je suis la somme des belles rencontres qui me plaisent et des belles journées qui me forgent. Et un peu de famille, à la base, certes, Jacques, Suzanne, Raymond, Guy, my ID card please. Je suis même à jamais un peu de Barbara. Je ne lui demande même pas ses lèvres, mais ses bras Doc, en cas de coup dur, savoir qu’elle est là, et elle sera toujours là. Mais… Mais l&#8217;unité du moi est dans le changement, la métamorphose même. Vous faisiez allusion à Hong-Kong la dernière fois. Hong Kong deviendra chinoise comme la Bretagne est devenue française. Mais les pierres ont une mémoire et quiconque reviendra dans cette presqu&#8217;île dans un siècle saura qu&#8217;il n&#8217;est nul part ailleurs qu&#8217;à Hong-Kong.</span></i></li>
</ul>
<ul style="text-align: left;">
<li style="font-weight: 400;"><i><span style="font-weight: 400;">Vous êtes un beau causeur mon garçon mais vous êtes toujours aussi paumé. Semaine prochaine, même heure?</span></i></li>
</ul>
<p style="text-align: left;"><strong>Texte de Sven Larsonn </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Photos de Alexandre Artru</strong></p>
</blockquote>
<p>&nbsp;</p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Your I.D KARD please. (extrait n*3)</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/d-kard-please-extrait-n3/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Oct 2017 01:02:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDITOS SVEN]]></category>
		<category><![CDATA[#aqualuna #aqualunahongkong #sauvesparlekong #hongkong #stanley #hongkong.insta #hongkongnoise #hongkong.hk]]></category>
		<category><![CDATA[frenchhongkong]]></category>
		<category><![CDATA[sauvesparlekong]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Your I.D KARD please. Handover &#8211; Identité &#8211; Hangover   (extrait de l&#8217;edito KONG #6) &#160; Mid Levels fantomatiques &#8211; mars 2017 C&#8217;est quoi quand t&#8217;es une rock-star ? George est coi. Le gosse &#8211; Gaspard &#8211; le regarde avec du bleu de détresse à remboucher des rivières. Il ne lui demande pas comment on y arrive, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p id="E325"><strong><span id="E326">Your I.D KARD please.</span></strong></p>
<p id="E328"><em><strong><span id="E330">Handover</span><span id="E332"> &#8211; Identité &#8211; Hangover </span></strong></em></p>
<p><em> (extrait de l&#8217;edito KONG #6)</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="contentsContainer">
<div id="contents">
<p id="E390"><strong><span id="E391">Mid </span><span id="E393">Levels</span><span id="E395"> </span><span id="E396">fantomatiques </span><span id="E397">&#8211; mars 2017</span></strong></p>
<ul>
<li id="E399" class="qowt-li-0_0 qowt-list qowt-stl-Paragraphedeliste"><em><span id="E400">C&#8217;est quoi quand t&#8217;es une rock-star ?</span></em></li>
</ul>
<p id="E402"><span id="E403">George</span><span id="E404"> est coi. Le gosse &#8211; Gaspard &#8211; le regarde avec du bleu de détresse à </span><span id="E406">remboucher</span><span id="E408"> des rivières. Il ne lui demande pas comment on y arrive, ce dont on a besoin pour y parvenir,</span><span id="E409"> non il l&#8217;alpague p</span><span id="E410">ar </span><span id="E411">un constat établi. Ge</span><span id="E412">orge</span><span id="E413"> avait toujours eu envie de monter un groupe de rock mais ça ne s&#8217;était jamais fait. Il renchérit Gaspard, avec des yeux noirs immenses :</span></p>
<ul>
<li><em><span id="E416">Ça fait quoi d&#8217;y être? </span></em></li>
</ul>
<p id="E418"><span id="E419">George</span><span id="E420"> croit qu&#8217;il est son père, ou peut-être son grand-pere. Ça se </span><span id="E422">floute</span><span id="E424"> et tout flotte, George se balade dans son rêve. Il se croirait devan</span><span id="E425">t un Noir de Soulages, un vrai, celui</span><span id="E426"> </span><span id="E427">de Grenoble dans l&#8217;entrée du musée. Les pupilles de Gaspard deviennent un </span><span id="E429">moebius</span><span id="E431"> universel. Un incontrôlable infini de doutes. Et de perspectives forcément déçues; il n&#8217;aura jamais de réponses apaisantes. Bien entendu, George n&#8217;en sait rien mais fulmine une réponse:</span></p>
<ul>
<li id="E433" class="qowt-li-0_0 qowt-list qowt-stl-Paragraphedeliste"><em><span id="E434">C&#8217;est quand les premières notes de &#8220;</span><span id="E436">Where</span><span id="E438"> the streets have no name&#8221; résonnent et que c&#8217;es</span><span id="E439">t toi Bono</span><span id="E440">.</span></em></li>
</ul>
<p id="E442"><span id="E443">Le gosse le toise, hiératique, d&#8217;une raideur zen confondue de latex jaune</span><span id="E444"> Bruce</span><span id="E445"> Lee. Il a repris s</span><span id="E446">on ballon et a réussi à aligner</span><span id="E447"> huit </span><span id="E448">jongles d&#8217;affilée, a regardé</span><span id="E449"> </span><span id="E450">de</span><span id="E452">rechef</span><span id="E453"> George</span><span id="E454">, puis tout était oublié. Les yeux d&#8217;un gosse. Gaspard, c&#8217;était lui la rock star, le jazz poète, le </span><span id="E456">beat</span><span id="E458"> </span><span id="E460">writer</span><span id="E462"> et il savait parfaitement ce que c&#8217;était </span>d&#8217;y<span id="E464"> être</span><span id="E465">. Les gazouillis, les couches à chiasse, Dora qui explore beaucoup trop, son con de singe au prénom gitan, il s&#8217;en cognait et lui aussi, d&#8217;ailleurs, de loin, loin</span><span id="E466">, si loin</span><span id="E467">. Aujourd&#8217;hui enfin tout à l&#8217;heure, Gaspard fume</span><span id="E468">ra</span><span id="E469"> des ciga</span><span id="E470">res avec Hitler sur une plage de </span><span id="E471">Cuba, il n&#8217;existera jamais, ne lui posera jamais de question</span><span id="E472">s</span><span id="E473">. Gaspard</span><span id="E474"> ne lui posera jam</span><span id="E475">ais de questions puisque George</span><span id="E476"> ne sera jamais son père. Son amour </span><span id="E477">paternel n’</span><span id="E478">est </span><span id="E479">qu’</span><span id="E480">un </span><span id="E481">rêve rose mate, et c&#8217;est lui l&#8217;A</span><span id="E482">rlequin de la collection. </span></p>
<p><span id="E482">Tout est moins flou et aucun requin ne dévore son avant-bras ankylosé </span><span id="E483">faute </span><span id="E484">de sang </span><a id="E485" contenteditable="false" href="x-apple-data-detectors://3" target="_blank"><span id="E486">à 4h10</span></a><span id="E487"> d</span><span id="E488">u matin.</span><span id="E489"> L’IFC toise</span><span id="E490"> et surplombe sublime à travers les vitres qui sont sales.</span><span id="E491"> </span><span id="E492">Il se réveille se rendort. </span><a id="E493" contenteditable="false" href="x-apple-data-detectors://4" target="_blank"><span id="E494">4h30</span></a><span id="E495">. Il y a 30 mauvais Dj qui abrutissent de </span><span id="E497">beats</span><span id="E499"> et de basse son pauvre crâne. Puisqu&#8217;il y a des boîtes de nuit qui s&#8217;appellent </span><span id="E501">Insomnia</span><span id="E503">, il avait décidé de nommer son insomnie </span><span id="E504">discothèque</span><span id="E505">. </span></p>
</div>
</div>
</blockquote>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Your I.D KARD please (extrait n*2)</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/d-kard-please-extrait/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Sep 2017 10:10:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[EDITOS SVEN]]></category>
		<category><![CDATA[#aqualuna #aqualunahongkong #sauvesparlekong #hongkong #stanley #hongkong.insta #hongkongnoise #hongkong.hk]]></category>
		<category><![CDATA[frenchhongkong]]></category>
		<category><![CDATA[sauvesparlapoesie]]></category>
		<category><![CDATA[sauvesparlekong]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Your I.D KARD please. Handover &#8211; Identité &#8211; Hangover   (extrait de l&#8217;edito KONG #6) Stanley &#8211; fin avril 2017. Depuis six mois maintenant il s&#8217;est mis en coloc avec des moustiques. Des femelles. Celles, seules, qui piquent et sucent. Un vrai harem de trompes à qui il reste fidèle chaque nuit. Son corps n&#8217;a absolument plus [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p id="E325"><strong><span id="E326">Your I.D KARD please.</span></strong></p>
<p id="E328"><em><strong><span id="E330">Handover</span><span id="E332"> &#8211; Identité &#8211; Hangover </span></strong></em></p>
<p><em> (extrait de l&#8217;edito KONG #6)</em></p>
<p><b>Stanley &#8211; fin avril 2017.</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis six mois maintenant il s&#8217;est mis en coloc avec des moustiques. Des femelles. Celles, seules, qui piquent et sucent. Un vrai harem de trompes à qui il reste fidèle chaque nuit. Son corps n&#8217;a absolument plus aucun secret pour elles et de tous les êtres vivants, parasites ou indésirables mondains, ce sont  elles qui lui coûtent le moins cher. Son corps est devenu une source intarissable de leur nectar, leur ambroisie et son sang permettra le développement de leurs œufs. Lorsqu&#8217;elles le sucent trop cependant, il se résigne à les exterminer. Dans des mouvements de Sardanapale éconduit, piégé ; désespérés, presqu&#8217;infantiles, il étrille et tape sur tout ce qui bouge, verres miroirs et rouge colère, jusqu&#8217;à </span><i><span style="font-weight: 400;">s&#8217;entaillader</span></i><span style="font-weight: 400;"> les mains. Après ça il se gratte. Longtemps. Et non sans plaisir. Quand il réussit à en éclater une, vierge de tout soupçon &#8211; </span><i><span style="font-weight: 400;">comprendre à sec</span></i><span style="font-weight: 400;"> &#8211; il place sa langue au fond du palais et tel un aristo décadent, siffle : </span><i><span style="font-weight: 400;">&#8220;encore une que les Anglais n&#8217;auront pas!&#8221;</span></i><span style="font-weight: 400;">. Il devient fou. Quand il parvient à en trucider une pleine de sang et que l&#8217;éclaboussure rappelle un Pollock, il ne se dit rien mais sourit d&#8217;abondance d&#8217;une cruauté à jamais pardonnée. Envers les moustiques, le sentiment de cruauté n&#8217;existe pas. Les fracasser est un ordre céleste, un devoir qu&#8217;on doit à la Nature. </span></p>
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<p><span style="font-weight: 400;">Chaque nuit et sans qu&#8217;il sache pourquoi &#8211; </span><i><span style="font-weight: 400;">mais se disant que les moustiques sont sûrement responsables de ça aussi</span></i><span style="font-weight: 400;"> &#8211; George développe de la sérotonine par quintaux. Il ne dort donc plus et effeuille sans ordre tout ce qui lui passe par la tête : l&#8217;envie d&#8217;un smoothie mangue vital; le smoothie pas l&#8217;envie, qu&#8217;il faut posséder ce filtre de mensonge et de création pour que chaque jour soit une obole solaire, que Dieu est Philippin, que l&#8217;ananas n&#8217;a pas sa place sur une pizza, qu’un arachnophobe devrait avoir peur d’aller voir Spiderman au cinéma, qu&#8217;il doit appeler sa mère chaque fois qu&#8217;il relit l&#8217;incipit de l&#8217;Etranger </span><i><span style="font-weight: 400;">(absurde piété filiale censée absoudre ses scrupules)</span></i><span style="font-weight: 400;">, à Enrico ce pianiste pizzaïolo de 65 ans qui faisait ses gammes dans une base américaine qui sentait plus le napalm que le Schubert, à Murray House durant l&#8217;invasion des Japs, au 20 ans du handover puis&#8230; </span></p>
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<p><span style="font-weight: 400;">Son flux de conscience s&#8217;apaise.</span></p></blockquote>
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