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	<title>HK - HISTOIRE Archives - SAUVÉS PAR LE KONG</title>
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		<title>Revoir la ville en fête et en délire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 02:49:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[HK - HISTOIRE]]></category>
		<category><![CDATA[SAUVÉS PAR LA POÉSIE]]></category>
		<category><![CDATA[SONGS FOR THE KONG]]></category>
		<category><![CDATA[#sauvesparlapoesie #sauvesparlekong #sauvespourlebac #hkbac #hongkongbaccalaureat #hongkongfrench #hongkongfrancais #hktutor #hktutoring #alliancefrancaise]]></category>
		<category><![CDATA[frenchhongkong]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’occasion du concert « La vie en Rose » donné par la chanteuse française Anne Carrère le 20 juin prochain dans le cadre du festival Le French May, Paroles livre une réflexion sur les paroles de  La Foule, succès planétaire d’Edith Piaf. Article paru en mai 2018 dans Paroles, magazine de l&#8217;Alliance Francaise de Hong-Kong La [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>A l’occasion du concert « La vie en Rose » donné par la chanteuse française Anne Carrère le 20 juin prochain dans le cadre du festival Le French May, Paroles livre une réflexion sur les paroles de <em> La Foule</em>, succès planétaire d’Edith Piaf. Article paru en mai 2018 dans <a href="https://afhongkong.org/paroles/about-paroles">Paroles</a>, magazine de <a href="https://afhongkong.org/blog/revoir-la-ville-en-fete-et-en-delire">l&#8217;Alliance Francaise de Hong-Kong</a></strong></p>
<p><em>La Foule</em> fut l’un des plus grands succès de la Môme, dont les paroles furent imaginées en novembre 1957 par Michel Rivegauche sur une musique de l’Argentin Ángel Cabral. Piaf avait alors défié ce jeune auteur de trouver les mots justes depuis une entraînante valse péruvienne qu’elle avait adoré : « Que nadie sepa mi sufrir » (Que personne ne sache ma souffrance). Un pari réussi qui vit Paris, la France et le monde virevolter au son et aux paroles de cette chanson.</p>
<p>Cinq petites notes, légères, et s’emballent l’accordéon et l’orchestre symphonique; partant les valseurs, partant l’émotion. Le diamant piaffe sur le sillon. C’est un emportement universel et imparable. Comme hypnotisé,  le danseur qui sommeille en chacun quitte sa chaise pour rejoindre une cavalière imaginaire. 60 ans après, ce rythme ternaire ne s’est pas terni.</p>
<p>Cinq petites notes, légères, et s’enflamment et les foules, et les amourettes, d’un soir, qui se verraient bien transir pour l’éternité. La chaleur des bras d’une femme épousant ceux d’un homme. C’est le mythe d’Empédocle revisité un soir de bal de quatorze juillet. Chacun retrouve sa moitié. « C’est lui pour moi, moi pour lui » comme chantait déjà Piaf dans<em> La vie en rose</em>.</p>
<p>Cinq petites notes, légères, qui confinent au délire collectif, à une danse de la Saint-Guy dont on ne veut plus s’extraire. Ce désarroi final évoque le sonnet <em>A une passante</em> de Charles Baudelaire et sa pointe assassine « ô toi que j’eusse aimé, ô toi qui le savais ». Un sentiment de désespoir mais aussi de vengeance, de revanche face à cette foule, cette multitude, que l’auteur des<em> Fleurs du mal</em> allégorisait en Hydre !</p>
<p><em>La Foule</em> est une chanson élégiaque. Celle du temps qui passe et qui ne nous laissera pas de seconde chance. C’est la mélopée du « perdu à jamais » qui rend les belles rencontres si fragiles. Une chanson qui respecte l’unité de temps d’une valse, de l’aube des regards jusqu’au déclin du volume, où subrepticement les doigts se quittent dans l’effleurement d’un adieu résolu et d’un dernier regard.</p>
<p><strong>Matthieu Motte</strong></p></blockquote>
<p><iframe loading="lazy" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/tZ5zHAlXfpg?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p><strong>La Foule</strong><br />
<em><strong>Je revois la ville en fête et en délire (1)</strong></em><br />
<em>Suffoquant sous le soleil et sous la joie</em><br />
<em>Et j’entends dans la musique les cris, <strong>les rires (2)</strong></em><br />
<em>Qui éclatent et rebondissent autour de moi</em><br />
<em>Et perdue parmi ces gens qui me bousculent</em><br />
<em>Étourdie, désemparée, je reste là</em><br />
<em>Quand soudain, je me retourne, il se recule</em><br />
<em>Et la foule vient me jeter entre ses bras</em><br />
<em>Emportés par la foule qui nous traîne</em><br />
<em>Nous entraîne</em><br />
<em>Écrasés l’un contre l’autre</em><br />
<em><strong>Nous ne formons qu’un seul corps (3)</strong></em><br />
<em>Et le flot sans effort</em><br />
<em>Nous pousse, enchaînés l’un et l’autre</em><br />
<em>Et nous laisse tous deux</em><br />
<em>Épanouis, enivrés et heureux</em><br />
<em>Entraînés par la foule qui s’élance</em><br />
<em>Et qui danse</em><br />
<em>Une folle farandole</em><br />
<em>Nos deux mains restent soudées</em><br />
<em>Et parfois soulevés</em><br />
<em>Nos deux corps enlacés s’envolent</em><br />
<em>Et retombent tous deux</em><br />
<em>Épanouis, enivrés et heureux</em><br />
<em>Et la joie éclaboussée par son sourire</em><br />
<em>Me transperce et rejaillit au fond de moi</em><br />
<em>Mais soudain je pousse un cri parmi les rires</em><br />
<em>Quand la foule vient l’arracher d’entre mes bras</em><br />
<em>Emportés par la foule qui nous traîne</em><br />
<em>Nous entraîne</em><br />
<em>Nous éloigne l’un de l’autre</em><br />
<em>Je lutte et je me débats</em><br />
<em>Mais le son de sa voix</em><br />
<em>S’étouffe dans les rires des autres</em><br />
<em>Et je crie de douleur, de fureur et de rage</em><br />
<em>Et je pleure</em><br />
<em>Entraînée par la foule qui s’élance</em><br />
<em>Et qui danse</em><br />
<em><strong>Une folle farandole (4)</strong></em><br />
<em>Je suis emportée au loin</em><br />
<em>Et je crispe mes poings, maudissant la foule qui me vole</em><br />
<em>L’homme qu’elle m’avait donné</em><br />
<em>Et que je n’ai jamais retrouvé</em><br />
<strong>          (Michel Rivegauche/ Angel Cabral, 1957)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li>
<blockquote><p> Rythme de la valse insistant, lancinant, ne laissant d’autre choix que de rejoindre la ronde. La foule, la ville, la danse sont une tourmente orchestrée et machiavélique qui « traîne », « entraîne » puis « éloigne » et laisse désemparé.</p></blockquote>
</li>
<li>
<blockquote><p> Les phrases liminaires estompent l’engouement initial de l’orchestre mais laissent circonspect. L’association de « fête » et «délire» annonce une transe, une extase où même si le « soleil » surplombe et que la « joie » supervise, tout « suffoque ». Quant aux cris et aux rires de la musique, ils n’ont rien d’avenant. Ils rebondissent « autour » comme autant de moqueries. La foule est un leurre, un vortex où l’individu danse à sa perte.</p></blockquote>
</li>
<li>
<blockquote><p>La foule la jette entre ses bras pour mieux  l’en extirper plus tard. « Nous ne formons qu’un seul corps » cristallise l’union, la symbiose de deux êtres faits l’un pour l’autre, dans le mouvement de la danse qui présage sûrement les ébats à venir espérés. « Et je crie de douleur, de fureur et de rage et je pleure » conclue sur une frustration dépitée. La seule chance de retrouver un peu de cet amour perdu est de remettre la chanson au début&#8230;</p></blockquote>
</li>
<li>
<blockquote><p>Allitération du son R en vibrato caractéristique de Piaf, roucoulement dur pour les Asiatiques qui peinent souvent à rouler les r et prononcer des mots comme « emporté », « farandole » ou «désemparée ».</p></blockquote>
<p><strong>La Vie en rose – hommage à Edith Piaf<br />
Hong Kong City Hall – Concert Hall<br />
Mercredi 20 et jeudi 21 Juin à 20h</strong><br />
Dirigée par Gilles Marsala et interprétée par la chanteuse Anne Carrere, La Vie en rose est largement inspirée par le film La Môme. Conçu en deux actes de 45 minutes, le spectacle retrace le destin incroyable d’Edith Piaf depuis ses débuts à Montmartre jusque sur les plus grandes scènes du monde. Une interprétation de La Vie en rose a été donnée sur la scène londonienne du Carnegie Hall le 6 janvier 2017 où la Môme de Montmartre donna son dernier récital 60 ans plus tôt.</p>
<p>Un spectacle présenté par Le French May avec le soutien de l’Alliance Française de Hong Kong<br />
Renseignement: <a href="http://www.frenchmay.com/">www.frenchmay.com </a></li>
</ol>
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		<title>Sauvés par la Poésie / Dionysiaque Apollinaire !</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/sauves-par-la-poesie-dionysiaque-apollinaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Nov 2018 02:20:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[HK - HISTOIRE]]></category>
		<category><![CDATA[SAUVÉS PAR LA POÉSIE]]></category>
		<category><![CDATA[#sauvesparlapoesie #sauvesparlekong #sauvespourlebac #hkbac #hongkongbaccalaureat #hongkongfrench #hongkongfrancais #hktutor #hktutoring #alliancefrancaise]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dionysiaque Apollinaire ! Article paru dans Paroles &#8211; magazine de l&#8217;Alliance francaise de Hong-Kong à l&#8217;occasion du centenaire de la disparition d&#8217;Apollinaire. « Mon vers s’est brisé comme un éclat de rire » 1918. La Grande Guerre. Deux jours avant l’armistice disparaissait Guillaume Apollinaire, fauché par la grippe espagnole. Patriote de la première heure, il [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><a href="https://afhongkong.org/blog/sauves-par-la-poesie-dionisiaque-apollinaire"><strong>Dionysiaque Apollinaire !</strong> </a></p>
<p><em><strong>Article paru dans <a href="https://afhongkong.org/paroles/about-paroles">Paroles</a> &#8211; magazine de l&#8217;Alliance francaise de Hong-Kong à l&#8217;occasion du centenaire de la disparition d&#8217;Apollinaire. </strong></em></p>
<p>« Mon vers s’est brisé comme un éclat de rire » 1918. La Grande Guerre. Deux jours avant l’armistice disparaissait Guillaume Apollinaire, fauché par la grippe espagnole. Patriote de la première heure, il s’engagea pour la France et ne cessa de versifier depuis les tranchées. Lui qui naquit à Rome d’une mère polonaise&#8230; Dans ses Poèmes à Lou datés de 1915, celui qui compare « le bel obus » aux « mimosas en fleur » ignore encore qu’un projectile lui coutera une trépanation puis sa longue et fiévreuse convalescence. La Belle Epoque est bien finie. Tour à tour critique d’art qui qualifia le premier de « cubistes » les toiles démentes de ses amis Braque et Picasso, dramaturge d’une seule pièce pour laquelle il forgea le terme « surréaliste », il fut surtout le poète génial de la modernité.</p>
<p>Il insuffla au genre un « Esprit Nouveau » dans la forme et les images qui s’est avéré visionnaire. Comme le Janus de deux époques, il incarna la jonction entre le XIXe et le XXe siècle, entre la tradition héritée des symbolistes et le désir impétueux d’écrire, voir et ressentir au rythme de la ville et à l’aune de ses passions : avec effervescence et en ébullition&#8230; L’auteur d’Alcools – son unique recueil paru en 1913 – fut un jouisseur de vie, dionysiaque et apollinien à la fois, un amoureux fou du mot et de ses maîtresses dont nous célébrons le centenaire de la disparition avec un concours d’invention poétique. Le thème lui aurait sûrement plu : « l’ardeur » &#8230;</p>
<p><strong>Matthieu Motte</strong></p>
<p>5 entrées explication de texte <em>Nuit rhénane</em></p>
<p>&nbsp;</p></blockquote>
<p><strong>Nuit rhénane</strong></p>
<p>Mon verre est plein d’un vin trembleur comme une flamme<br />
<strong>Écoutez (1)</strong> la chanson lente d’un batelier<br />
Qui raconte avoir vu sous la lune sept femmes<br />
Tordre leurs cheveux verts et longs jusqu’à leurs pieds</p>
<p><strong>Debout chantez plus haut (2)</strong> en dansant une ronde<br />
Que je n’entende plus le chant du batelier<br />
<strong>Et mettez près de moi toutes les filles blondes<br />
Au regard immobile aux nattes repliées3</strong></p>
<p><strong>Le Rhin le Rhin est ivre (3)</strong> où les vignes se mirent<br />
<strong>Tout l’or des nuits tombe (4)</strong> en tremblant s’y refléter<br />
La voix chante toujours à en râle-mourir<br />
Ces fées aux cheveux verts qui incantent l’été</p>
<p><strong>Mon verre s’est brisé comme un éclat de rire (5)</strong></p>
<p>Guillaume Apollinaire, Rhénanes, Alcools, 1913</p>
<p><iframe loading="lazy" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/F0CkWrHSYSo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>1  </strong>  Ivresse poétique caractérisée par les injonctions « Écoutez », « Debout », « chantez » « plus haut », par la redondance « le Rhin, le Rhin » et la personnification du fleuve habité par une ivresse qui n’est autre que celle du poète.</p>
<p><strong>2 </strong>   Poème qui enjoint d’écouter une chanson énigmatique. Mise en abyme qui fait entrer le lecteur dans le fantastique des légendes germaniques, celles des « filles aux cheveux verts», ces nixes ensorceleuses qui sont au nombre magique de 7 et qui ont la couleur de l’absinthe&#8230;</p>
<p><strong>3</strong>    Tout en voguant il divague mais refuse dans un élan de lucidité de se laisser noyer dans le passé fantasmagorique des lorelei (Lorelei est en réalité un rocher briseur d’esquifs qui fut la perte de bien des marins). Le poète réclame le retour au réel tout aussi impérieusement : « mettez près de moi toutes les filles blondes »<br />
dont le regard est « immobile », les nattes « repliées ». Mieux vaut les sages bavaroises qu’il pourrait rencontrer et aimer de chair que l’illusion facile des nymphes du passé.</p>
<p><strong>4</strong>    Tout l’or des nuits tombe : périphrase des étoiles dont on voit le reflet dans le Rhin. L’absence de ponctuation renforce la fluidité du poème qui tout en respectant la métrique de l’alexandrin s’écoule sans entraves typographiques. Les seuls écueils sont les nymphes du passé dont la voix qui les chante lentement est de plus<br />
en plus lointaine, agonisante, à en « râle-mourir ».</p>
<p><strong>5</strong>    Monostiche final plein de morgue, provocateur et rigolard qui tranche avec le vers liminaire « trembleur », fragile, dont les voyelles nasalisées (in/en/eur) trahissent l’ivresse du poète peu enclin à s’embarquer. Réveil en trombe. Le verre qui se brise est par homophonie le « vers » d’Apollinaire qui ne s’embarrasse pas du dernier tercet d’un sonnet traditionnel.</p></blockquote>
<p><strong>Matthieu Motte</strong></p>
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		<title>Stanley Comédie Divine</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/596-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[SPLK Editor]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Sep 2017 06:09:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[HK - HISTOIRE]]></category>
		<category><![CDATA[#aqualuna #aqualunahongkong #sauvesparlekong #hongkong #stanley #hongkong.insta #hongkongnoise #hongkong.hk]]></category>
		<category><![CDATA[#sauvesparlekong #baudelaire #stanley#hongkong #murrayhouse]]></category>
		<category><![CDATA[frenchhongkong]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Stanley Comedie Divine &#8220;Les cercles de l&#8217;Enfer sont neuf zones circulaires concentriques et superposées constituant l&#8217;Enfer imaginé par Dante Alighieri et décrit dans la première partie de la Divine Comédie. Dans chaque cercle sont punis ceux dont la vie fut entachée d&#8217;un type bien défini de péché. La subdivision en neuf zones se réfère aux [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Stanley Comedie Divine</p>
<p>&#8220;Les cercles de l&#8217;Enfer sont neuf zones circulaires concentriques et superposées constituant l&#8217;Enfer imaginé par Dante Alighieri et décrit dans la première partie de la Divine Comédie. Dans chaque cercle sont punis ceux dont la vie fut entachée d&#8217;un type bien défini de péché. La subdivision en neuf zones se réfère aux pensées aristotélicienne et thomiste. Dante expose dans le Chant XI cette vision de l&#8217;Enfer qu&#8217;il découvre lors de son voyage imaginaire dans l&#8217;au-delà.&#8221;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Kowloon Walled City, City of Darkness</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/kowloon-walled-city-city-of-darkness/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Nov 2015 04:52:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[HK - HISTOIRE]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>The post <a rel="nofollow" href="https://sauvesparlekong.com/kowloon-walled-city-city-of-darkness/">Kowloon Walled City, City of Darkness</a> appeared first on <a rel="nofollow" href="https://sauvesparlekong.com">SAUVÉS PAR LE KONG</a>.</p>
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Qui pourrait se douter en regardant le paisible parc de “Kowloon Walled City” qu&#8217;existait autrefois un quartier réputé pour être le plus mal famé de Hong Kong ?</p>
<p>Pourtant, il y a plus de 20 ans, se dressaient des centaines d&#8217;immeubles bâtis dans une gigantesque cacophonie avant d’être rasés. Insalubre, sordide, dangereux, les descriptions de Kowloon Walled City n’ont pas toujours été tendres et je dois bien avouer que je n’en aurais sans doute pas mené large si j’avais eu l’occasion d’y pénétrer. Pourtant, Kowloon Walled City a quelque chose de fascinant qui m’a poussée à en savoir plus. Quelle est donc l&#8217;histoire de ce quartier unique ?</p>
<p>Kowloon Walled City trouve ses origines dans un contexte plutôt tendu, la guerre de l&#8217;opium (1839-1842) qui se solda par la défaite de la Chine et la cession de l’île de Hong Kong aux Britanniques. Cinq ans après, fut établi un complexe militaire chinois sur la péninsule, Kowloon Walled City. En 1898, les nouveaux territoires furent cédés à l’empire Britannique.</p>
<p>Bien que la Chine put garder sa souveraineté sur KWC en vertu de la Seconde convention de Pékin, les Britanniques y affirmèrent leur autorité. Le site tomba peu à peu en désuétude. Le coup de grâce intervint sous l&#8217;occupation des Japonnais (1941-1945) qui abattirent l&#8217;enceinte et en récupérèrent les pierres pour l’extension de l&#8217;aéroport.<br />
Dans les années 50, des réfugiés fuyant la Chine communiste affluèrent à Hong Kong et s’installèrent dans ce qui restait de l’ancienne garnison.</p>
<p>En parallèle, le conflit opposant le gouvernement britannique à la Chine sur la question de la souveraineté allait faire de KWC un véritable no man’s land juridique aux allures de ghetto.</p>
<p>Les immeubles poussèrent les uns sur les autres. Immigrants chinois pauvres, médecins et dentistes sans autorisation d’exercer, KWC était devenu un abri pour les individus au ban de la société. Des fabriques, des commerces attirés par l&#8217;absence d&#8217;impôts firent leur apparition tandis que trafics de drogue et prostitution pullulèrent. A la fin des années 80, près de 33 000 habitants s&#8217;entassaient dans de minuscules appartements. L&#8217;étroitesse des ruelles, les constructions anarchiques voilant le ciel et la réputation malfamée du quartier lui forgèrent le nom de <strong>“City of darkness”</strong>. Pour couronner le tout, cette cité était située tout près de l&#8217;ancien aéroport Kai Tak dont les avions frôlaient presque les toits des immeubles…</p>
<p>Pourtant, au-delà d’un taudis à la densité extrême se trouve une autre réalité que m’a fait découvrir Suenn Ho, urban designer qui a étudié KWC. Un sens singulier de la communauté s’était développé dans cette cité. <em>“Les habitants avaient appris à se tolérer et à tirer parti de cet environnement unique pour améliorer leur quotidien. Ils utilisaient les toits, les portes étaient laissées ouvertes derrière les grilles en métal pour faire circuler l’air ce qui permettait de socialiser avec son voisin depuis chez soi. D’une certaine façon, les frontières entre espace privé et public étaient brouillées. Nous avons tendance à voir KWC comme un freak show mais je pense que nous devrions regarder quelles leçons nous pouvons en tirer”</em>, Suenn Ho.</p>
<p>Mais l&#8217;insalubrité et l&#8217;insécurité eurent raison de la cité. En 1987, le gouvernement annonça sa destruction. “Il a été très dur pour les habitants de quitter cet endroit pour différentes raisons : les gens devaient s’installer dans une ville où les loyers sont chers. Des familles de plusieurs générations qui vivaient ensemble à KWC, qui possédaient un business familial devaient désormais vivre séparément. Il ne s’agissait pas uniquement de déplacer des gens mais tout un mode de subsistance”, Suenn Ho.</p>
<p>Six ans plus tard, après de longues négociations portant sur l&#8217;indemnisation des résidents et une expulsion des habitants qui ne se fit pas sans douleur, les bulldozers sonnaient la fin de Kowloon walled City.</p>
<p>Découvrez KWC et ses habitants <a href="http://projects.wsj.com/kwc/">ici</a><br />
<strong>Jess Bontemps @Histoiresacados</strong><br />
<strong> “Photo de Greg Girard. Retrouvez l’ensemble de ses photos de Kowloon Walled City dans son livre &#8220;City of Darkness Revisited” &#8211; http://www.greggirard.bigcartel.com &#8211;</strong> <a href="http://www.greggirard.com">http://www.greggirard.com</a>”</p>

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		<title>« Une fleur au drapeau »</title>
		<link>https://sauvesparlekong.com/une-fleur-au-drapeau/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Jul 2015 04:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[HK - HISTOIRE]]></category>
		<category><![CDATA[sauvespar le kong lekong hongkonghistory]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Tout bon Français s’est un jour plu à réciter avec pudeur l’origine du pavillon tricolore qui est notre drapeau. Citant la couleur du roi associée à celles de Paris, il ignore souvent que le bleu est avant tout couleur de France quand le rouge est de Navarre, que Lafayette &#8211; ce héros des deux mondes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout bon Français s’est un jour plu à réciter avec pudeur l’origine du pavillon tricolore qui est notre drapeau.</p>
<p>Citant la couleur du roi associée à celles de Paris, il ignore<br />
souvent que le bleu est avant tout couleur de France quand le rouge est de Navarre, que Lafayette &#8211; ce héros des deux mondes – plagia la cocarde du mouvement indépendantiste américain pour réinventer la cocarde de la Révolution Française (<em>what… # !@ ?</em>)</p>
<p><strong>Bref – quid du drapeau Kong ?</strong> 中華人民共和國香港特別行政區區旗 Cette fleur au nom imprononçable –<strong> Bauhinia blakeana</strong>; 洋紫荊 – qui arbore l’ID card dont tu – toi, Franckongais – es si fier, est un mulet du monde floral.</p>
<p>Quèsaco ? La charmante plante heureuse élue a pour particularité d’avoir été découverte à Pok Fu Lam, mais surtout d être stérile… Elle n’est pas une espèce en soit mais le résultat hybride de deux cousines bien réelles, elles (Bauhinia variegata &amp; Bauhinia purpurea).</p>
<p>Quelle chance inopinée donc pour le peuple du Port aux parfums que d’avoir récolté pour symbole une beauté – soit– mais éphémère.</p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><strong>L’orchidée de Hong Kong (qui soit dit en passant est un légume) présage-t-elle du sort funeste de 2047 ?</strong></span></p>
<p>Il en faut peu pour franchir la ligne lorsque l’on apprend que ce tout récent pavillon remplaça le Blue Ensign britannique en 1997 seulement, et que la décision fut prise… à Pékin. En effet, les propositions officielles des élites locales ont toutes été rejetées, et le Parti Communiste Chinois chargea un de ses architectes de réaliser le nouveau drapeau. Tu ne seras donc pas surpris de retrouver sur un fonds rouge républicain et populaire une fleur stérile à 5 pétales contenant chacune une étoile rouge à cinq branches.</p>
<p><strong>Qui, sous certains angles, peut évoquer un parapluie ouvert…</strong> Pour rappel, les cinq étoiles renvoient au Parti Communiste, aux travailleurs prolétaires, aux paysans, à la petite bourgeoisie et aux capitalistes patriotes. Une image moderne, somme toute.</p>
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